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Constructeur – Pourquoi Wacker Neuson doit internationaliser son activité ?

5 octobre 2015
<span>Constructeur</span> – Pourquoi Wacker Neuson doit internationaliser son activité ?

Entre 2004 et 2014, le chiffre d’affaires du groupe Wacker Neuson SE aura été multiplié par trois, bondissant de 411 millions à 1,28 milliards d’euros. Un changement de périmètre qui correspond à l’internationalisation croissance du groupe. Explication.

Aux commandes du groupe Wacker Neuson SE depuis cinq ans, Cem Peksaglam a initié une stratégie fondée sur la croissance. Une croissance à deux chiffres depuis l’arrivée du dirigeant, qui après avoir finalisé la fusion des deux groupes familiaux et réorganisé l’ensemble de la structure, veut désormais s’attaquer au marché mondial. De fait, à son arrivée, Wacker comme Neuson mais aussi les marques Kramer et Weidemann, qui font partie du périmètre, restaient encore très tournées vers leurs marchés domestiques respectifs (l’Allemagne et l’Autriche), et vers les pays limitrophes. « Notre sphère d’activité traditionnelle est l’Europe centrale et de l’Est », convient Cem Peksaglam, « si ces marchés restent importants pour le groupe, il faut aller chercher la croissance ailleurs ». Le président du conseil de surveillance l’affirme : Wacker Neuson entend poursuivre son développement, en particulier à l’international. Parmi les atouts du groupe, le catalogue qui compte quelque 300 références, sur lesquelles une marge de progression existe. En y regardant de près, il l’industriel peut également se développer géographiquement, dans des pays dans lesquels il est déjà implanté, mais aussi et surtout sur de nouveaux marchés. Wacker Neuson mais aussi Kramer et Weidemann, chaque marque bénéficie d’un même positionnement sur ses marchés respectifs, lui laissant des marges de progression significatives.

Réduire l’exposition au marché européen

Ses débouchés sont de fait localisés sur des deux marchés domestiques et plus généralement en Europe centrale. Près des trois quart du chiffre d’affaires du groupe sont encore généré sur le « Vieux Continent ». « A terme, notre objectif est de ramener ce ratio entre 58% et 62% », révèle Cem Peksaglam, « cela signifie que nous devons accélérer le développement sur le continent américain, où le groupe réalise un quart de son activité, ainsi que dans le sud-est asiatique ». Pour le dirigeant, si cette zone – qui ne représente que 3% du CA- offre les plus belles perspectives de croissance, elle doit également faire l’objet d’investissements afin de produire localement une gamme adaptée aux besoins des différents marchés de la zone Asie-Pacifique. Une condition sine qua non pour pénétrer un marché concurrencé qui vaut en particulier pour le marché chinois qui commande, pour réussir, de produire sur place. Car le groupe, qui a toujours ses racines industrielles en Allemagne et en Autriche, même s’il produit également aux Etats-Unis, aux Philippines et en Serbie, doit se rapprocher des marchés de croissance que sont l’Asie Pacifique et l’Amérique. La-bas, comme en Europe, le positionnement du groupe est clair : Wacker Neuson SE intervient du petit outillage de chantier de 1,5 kg jusqu’à la pelle hydrauliques sur chenilles 15t. Une offre élaborée dans une logique de métiers, la force de la marque étant de pouvoir couvrir tous les besoins en matériels pour une application donnée. Une offre longue, articulées en deux familles principales (le petit équipement et les matériels compacts), proposée en priorité aux professionnels de la construction (Bâtiment et Travaux Publics), mais aussi aux paysagistes, spécialistes des espaces verts, agriculteurs… Une offre structurée autour de domaines de compétences particulières sur lesquels l’industriel entend se positionner comme un fournisseur global. C’est le cas, en particulier, de la technique du béton, du compactage, des pelles hydrauliques. Considérant le caractère cyclique de secteur de la construction, le groupe s’est diversifié à des marchés relais permettant de réduire l’exposition au risque de son principal débouché. L’internationalisation de l’activité procède de cette même volonté de s’affranchir du marché européen encore prédominant pour capter la croissance là où elle est la plus forte.

Jean-Noël Onfield