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Constructeur – COP 21, comment Manitou valorise son engagement RSE

7 décembre 2015
<span>Constructeur</span> – COP 21, comment Manitou valorise son engagement RSE

Dans la continuité de son engagement RSE, l’industriel, conscient de sa responsabilité sur les défis liés à ses marchés, est présent à la COP21. Une démarche originale, lui permettant, de renforcer la portée de ses messages pour faire évoluer son secteur. Explications. 

Manitou Group est présent sur la COP21, conférence de l’ONU sur leP1 climat, rassemblant jusqu’au 11 décembre, les gouvernements désireux de conclure un nouvel accord universel sur le changement climatique. Le groupe est présent au sein du Hub Business pour partager ses engagements RSE et renforcer la portée de ses messages auprès de son secteur. Conscient des enjeux économiques, environnementaux et sociétaux mondiaux liés à son métier qu’est la manutention, le groupe Manitou s’est engagé dans une politique RSE ambitieuse pour répondre de manière durable  aux besoins de demain. Cet engagement est basé sur 3 piliers : proposer des solutions durables, portées par les femmes et les hommes  du groupe, en étroite collaboration avec la supply chain. Sollicité par l’association « Responding To Climate Change » (RTCC), observateur accrédité par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, pour intervenir au centre de conférences, cœur battant de la COP21, où seules les personnes accréditées par les Nations Unies peuvent entrer (représentants des gouvernements, médias, observateurs et représentants business), Manitou, qui a également adhéré au Comité 21, est intervenu lors de 3 événements, dont une conférence sur le thème « Penser l’économie circulaire en Pays de la Loire ».

Normaliser les consommations de carburant

Egalement présent sur l’Agora des solutions concrète pour le climat, le groupe a communiqué sur son programme Reduce. « Nous sommes conscients des changements importants qui sont amenés à faire évoluer nos marchés », explique Michel Denis, directeur général du Groupe Manitou : « nous souhaitons démontrer qu’en développant des solutions de manière différente, responsable, nous pouvons non seulement préserver les ressources, mais également apporter de la valeur supplémentaire au client ». L’objectif : prouver par des actions concrètes que la responsabilité sociétale et environnementale s’inscrit dans une stratégie d’entreprise basée sur des partenariats durables avec toutes les parties prenantes. Cette participation à la COP 21 intervient après que Manitou a saisi l’opportunité du salon World of Efficieny, à Paris. En ligne avec sa politique RSE, Manitou a développé un programme ayant pour objectif d’accompagner tous les utilisateurs de matériels de manutention dans la réduction de l’impact carbone, et, au final, dans la baisse de leur coût total de possession. Deux chiffres suffisent à situer l’enjeu : 90% de l’impact carbone sur la totalité du cycle de vie d’une machine Manitou résulte de sa consommation de carburant. Cette dernière représente à elle seule 30% du coût total de possession. Le programme Reduce répond directement aux préoccupations de l’exploitant, en termes d’économies, mais aussi aux préoccupations environnementales et sociétales, l‘impact carbone de la machine s‘en trouvant diminué. Reduce permet de mesurer les consommations réelles d‘un chariot élévateur. Comme le rappelle Michel Denis, dans le domaine des matériels de manutention, aucune obligation ni normalisation n‘existe pour les consommations. Et de proposer : « Faisons en sorte que, progressivement, les pouvoirs publics comprennent que normaliser la consommation, est un élément important et qu’ils imposent l’affichage de la consommation pour que tous les constructeurs progressent ». A ce titre, Manitou a été le premier à faire mesurer ce paramètre dans le cadre d’un cycle de tests normés, validé par l’UTAC. L’industriel vendéen a décidé d’informer ses clients, en affichant pour chacune des machines, sa consommation objective. Avantage pour l’exploitant ? Double, car il connaît précisément sa consommation de gasoil, donc le coût du poste carburant, mais aussi l’empreinte carbone à imputer au bilan carbone de l’entreprise.

Hybridation

Le souhait d’aller plus loin avec les clients en leur proposant de bénéficier de stages d’éco-conduite, de conseils personnalisés de bonne utilisation de nos matériels, s’accompagne de la volonté d’améliorer la conception des machines. Tous les arbitrages qui sont fait sont en phase de développement ne sont plus que des choix techniques basés sur l’empreinte carbone et le coût total de possession. Concrètement, ce principe orientent la sélection de certains organes ou composants, l’industriel s’attachant à intégrer les éléments les plus performants, donc pas forcément le moins cher ni le plus fiable. « Nous faisons ces compromis dès à présent, dans le cadre d’une approche industrielle différente », assure Michel Denis, qui avance des écarts de consommation de l’ordre de 20% avec l’ensemble des concurrents. En corollaire, des coûts de possession radicalement différents et une approche commerciale adaptée. Dans cette logique d’action visant à réduire l‘impact carbone, Manitou planche sur l’hybridation de ses machines, un projet mis en sommeil après avoir présenté un prototype, la systématisation du système de Stop&go sur toutes ses gammes.

J-N.O

Photo : Michel Denis, directeur général du Groupe Manitou : « Prouver qu’une ETI française peut faire évoluer son modèle économique pour développer des solutions durables ».