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Constructeur – Comment Liebherr consolide sa croissance ?

5 novembre 2015
<span> Constructeur</span> – Comment Liebherr consolide sa croissance ?

En dépit du contexte économique complexe et de la multiplication des facteurs de risques, le groupe Liebherr s’apprête à boucler un exercice record, avec un chiffre d’affaires de 9,2 milliards d’euros en 2015. Explication avec Stefan Heissler, membre du directoire de Liebherr International AG.

Stefan Heissler, membre du directoire de Liebherr International AG

Stefan Heissler, membre du directoire de Liebherr International AG

« A fin juin, le chiffre d’affaire global du groupe s’élève à 4,4 milliards d’euros, en progression de 2% par rapport à celui du premier semestre 2014 », annonce Stefan Heissler « les matériels pour le BTP, dont le terrassement, contribuent à cette augmentation à + 4% sur les six premiers mois de l’année». Ce bon résultat d’ensemble ne doit pas masquer des évolutions contrastées par lignes de produits comme par marchés. « Les ventes de grues à tour bondissent de 20%, quand les gammes Mining se contractent de près de 14% », confirme Stefan Heissler. De même, alors que les économies russe et brésilienne se sont effondrées, Liebherr a profité du redressement de l’activité en Europe de l’Ouest tout en tirant parti de la bonne tenue de la zone Asie Pacifique, avec une mention particulière pour l’Australie. « Les chiffres d’affaires sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière », se félicite Stefan Heissler.

Diversification opportune

Le groupe, qui est structuré en 11 divisions, exploitant 40 sites de production dans le monde, fait état d’un chiffre d’affaires de 4,40 milliards d’euros pour le premier semestre. La moitié (2,23 milliards d’euros) est généré en Europe de l’Ouest, de loin, le premier marché de Liebherr. Le continent américain (779 millions d’euros), l’Australie et l’Extrême-Orient (629 millions d’euros) et l’Europe de l’Est, présentent de réels potentiels de croissance, de même que l’Afrique et le Moyen-Orient. Au-delà de la variété des activités, l’industriel entend agir sur la diversité de ses débouchés pour dynamiser sa croissance et ainsi réduire son exposition aux marchés les plus vulnérables.

Ralentissement mondial

La performance réalisée par le groupe au cours du premier semestre est d’autant plus impressionnante que le contexte économique est complexe. L’économie mondiale s’essouffle, avec une croissance attendue à 3,3% en 2015, en retrait par rapport à 2014. Résultat : le commerce international ralentit (+1% cette année contre +3% en 2014), En cause, le retournement économique dans les pays émergeants et en développement, auquel Liebherr n’échappe pas. Mais l’industriel allemand bénéficie pleinement de la croissance en zone Euro, son principal marché, qui montre des signes de redressement par rapport à l’année dernière. Comme le mentionne Stefan Heissler, « les pays industrialisés affichent une croissance supérieure à cette de 2014 ». En outre, les perspectives du commerce mondial sont bien orientées, avec des augmentations respectives de +3% et +4% attendues en 2016 et 2017.

L’Europe se redresse

L’un des principaux moteurs de la croissance du groupe Liebherr, réside dans le rétablissement de l’économie européenne en général et du secteur de la construction en particulier. Une tendance de fond que les prévisions d’Euroconstruct confirment avec une augmentation de l’activité attendue à 1,9% dès cette année. La reprise serait encore plus marquée en 2016 et 2017, à +2,5%/an. Déjà, au cours du premier semestre 2015, ce surcroît d’activité dans l’industrie du BTP, se traduit par un chiffre d’affaires de 2,65 milliards d’euros pour les ventes de matériels de construction et de mining. A ce niveau, c’est toujours la première contributrice du groupe. L’ensemble des matériels pour la construction y contribuera, en particulier, les grues à tour et, dans une moindre mesure, les machines de terrassement et les grues mobiles.

Le Mining encore sinistré

A contrario, un nouveau recul est attendu dans le secteur minier. « Il semble que la crise dans l’industrie extractive mondiale, à laquelle aucun matériaux ni aucun pays producteur n’échappe, n’est pas complètement terminée », commente Stephan Heissler. Dans ce contexte, le groupe, qui est organisé en 11 divisons, compte 130 filiales dont 40 dédiées à la production, maintient un niveau d’investissements élevé : 755 millions d’euros, alloués, pour l’essentiel, à l’outil industriel et aux réseaux de distribution et de SAV. Deux pivots de la stratégie du groupe qui renforce également ses effectifs à 42 000 collaborateurs.

Jean-Noël Onfield