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Caterpillar – Comment le numéro un mondial des matériels de chantier se réinvente

8 février 2016
<span>Caterpillar</span> – Comment le numéro un mondial des matériels de chantier se réinvente

Face à la baisse de ses ventes et à la descente en gamme des marchés, Caterpillar s’adapte. Le constructeur accélère sa mutation en se positionnant en fournisseur de solutions intégrées à forte valeur technologique permettant à ses clients de gagner en productivité, en sécurité et en rentabilité. Décryptage.

Paolo Fellin, vice-président Global Construction & Infrastructure (Caterpillar Inc) : "Avec la gamme de matériels, la palette de solutions et les technologies embarquées, Caterpillar augmente la productivité des exploitants. »

Paolo Fellin, vice-président Global Construction & Infrastructure (Caterpillar Inc) : « Avec la gamme de matériels, la palette de solutions et les technologies embarquées, Caterpillar augmente la productivité des exploitants. »

Penser grand, commencer petit et agir vite. Le constructeur de Peoria s’est approprié les codes d’une start-up, avec un objectif clair : prendre le leadership technologique dans la révolution digitale appliquée aux matériels de TP, qui va transformer radicalement leur utilisation et la manière de travailler sur les chantiers. « L’engagement de Caterpillar envers la technologie remonte à plusieurs années », rappelle Paolo Fellin, vice-président Global Construction & Infrastructure (Caterpillar Inc), « aujourd’hui, elle revêt une dimension particulière, tant il est acquis que la révolution digitale impacte nos métiers comme elle impacte tous les secteurs ». Pour le dirigeant, c’est le moment d’accélérer. « Dans les matériels de chantier, la technologie est désormais arrivée à maturité, elle va profondément impacter l’entreprise tout comme elle va révolutionner le métier des clients », poursuit Paolo Fellin, « c’est la seule façon de combler le retard pris dans ce secteur d’activité dont la productivité ne s’est pas améliorée au cours des dernière décennies ». De fait, les entreprises de Travaux Publics n’ont pas suivi les autres secteurs d’activité dans les gains de productivité constatés depuis cinq décennies. Pire : non seulement ils ont décroché à partir des années 1990, mais de plus, leur productivité s’est progressivement érodée sur la période. Résultat. Quand les autres secteurs industriels voyaient leur productivité s’améliorer significativement, le monde de la construction déclinait, incapable de redresser la barre. Un manque de productivité manifeste, longtemps masqué par un marché porteur, mais qui n’est plus tenable dans le contexte actuel. Le constat que dresse Paolo Fellin est clair : aussi sophistiqué soit-il, le matériel seul ne suffira à combler l’écart de productivité. « La productivité des entreprises de TP, qui n’a pas progressé au rythme des autres secteurs industriels, est significativement inférieure », souligne Paolo Fellin, « penser qu’il va être possible de redresser la situation en utilisant des matériels toujours plus performants est illusoire ». La seule façon de rattraper le retard, et refaire le terrain perdu est de recourir dans la technologie dans l’ensemble du process de l’acte de construire, à chaque étape du chantier et pour toute les opérations conduites. Seule la technologie permettra ces gains de productivité attendus.

Chantier autonome

Seule, une approche innovante du processus de travail et de

Georges Taylor, vice-président Marketing&Digital (Caterpillar Inc) : « L’intégration technologique génère un nouveau modèle économique pour le constructeur comme pour l’entrepreneur. »

Georges Taylor, vice-président Marketing&Digital (Caterpillar Inc) : « L’intégration technologique génère un nouveau modèle économique pour le constructeur comme pour l’entrepreneur. »

l’organisation complète du chantier peut y contribuer. Le développement des différentes techniques d’assistance et d’automatisme, monté en usine et transparentes pour l’opérateur, s’inscrit dans le cadre d’une démarche globale, qui préfigure le chantier connecté, dans une première phase, et autonome dans une deuxième phase. La finalité de tous ces développements est de permettre aux exploitants de gagner en productivité. L’amélioration de la productivité sur les chantiers passe par l’automatisation du fonctionnement des machines. Comme le rappelle George Taylor, vice-président Marketing&Digital (Caterpillar Inc), « cela suppose que la machine soit connectée au projet, mais aussi à l’entreprise, que l’entreprise soit elle-même connectée à son donneur d’ordre ». A titre d’exemple, la combinaison des systèmes Accugrade et Grade Control 3D permettent de réaliser une étude de projet en 3D, un contrôle unique avant implantation, une optimisation des cubatures, le respect des pentes, épaisseurs, profils avec une précision absolue et une qualité élevée. Faire vite et bien du premier coup, signifie, une meilleure rentabilité et une productivité supérieure pour l’exploitant. Avec le logiciel VisionLink, ce dernier peut analyser son temps de travail, planifier les entretiens pour son parc depuis l’atelier, contrôler la consommation du parc depuis son bureau. Il dispose ainsi d’un tableau de bord complet, à même de déployer une gestion optimisée, et au meilleur coût, de ses moyens matériels. Dans le cadre de cette stratégie d’innovation technologique, le constructeur s’ouvre désormais aux spécialistes dans l’acquisition et l’analyse des données. Aux termes d’un accord de commercialisation sur la zone Europe, Moyen-Orient Afrique (EMEA), Caterpillar a ainsi choisi la start-up française Redbird pour progresser dans la connaissance et la productivité des chantiers grâce aux données collectées par drones. La collecte de données et le traitement d’images permettent de fournir aux clients une palette de solutions sur leurs opération telles que la gestion des inventaires, l’optimisation des transports des matériaux, le suivi des chantiers,….

J-N.O