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Brumisateurs – TPMS, l’abattage à bras-le-corps

20 avril 2020
<span>Brumisateurs</span> – TPMS, l’abattage à bras-le-corps

Depuis 2018, la société francilienne TPMS s’est lancé dans la location de brumisateurs de chantier. Ses machines, conçues par le fabricant italien Gemmo, surmontent certains défauts inhérents à la majorité des canons.

Quand une petite entreprise de travaux publics songe à s’engager dans une nouvelle activité, rare sont celles qui pensent à la location de brumisateurs. La société TPMS, installée à Tournant-en-Brie (Seine-et-Marne) et dirigée par Patrizio Arillotta et Baptiste Armanni, doit être le seul exemple dans l’Hexagone d’une telle association. Il se trouve que l’un des oncles du premier nommé fabrique des chenilles en Italie. Il avait imaginé par le passé un prototype de brumisateur mobile mais ce projet était resté dans un tiroir. « Mes confrères me parlaient régulièrement du problème des poussières. J’ai donc proposé à mon oncle de distribuer ce type de produits en France, explique Patrizio Arillotta. Nous avons donc travaillé à un nouveau prototype sur chenilles doté d’un groupe électrogène. Nous l’avons présenté lors du salon Intermat en 2018. »

Plus proche de la cible

L’appareil en question, le A-Jet fabriqué la firme transalpine Gemmo, cherche à palier plusieurs faiblesses propres aux canons à poussières traditionnels : leur manque de puissance, leur consommation importante en eau, la présence d’un câble d’alimentation électrique et surtout son enracinement au sol, loin des principales sources d’émissions de particules. Cette dernière imperfection pousse parfois les entreprises de déconstruction à soulever l’engin avec un chariot télescopique pour la rapprocher des hauteurs de l’ouvrage. D’où l’idée d’installer la turbine au bout d’un bras articulé. L’appareil peut ainsi s’élever jusqu’à une hauteur de 6 m. Il est monté sur une articulation qui lui donne la possibilité d’effectuer des rotations complètes et d’adopter un angle d’inclinaison compris entre -15 et 50 °. Par ailleurs, cette première mouture peut se mouvoir sans assistance extérieure. Un opérateur peut contrôler ses déplacements au moyen d’une télécommande.

Depuis, le concept du bras a été décliné en plusieurs versions : sans groupe électrogène, sur un support fixe ou sur des roues. Toutefois, le modèle muni de chenilles et d’un groupe électrogène conserve seul le luxe de bouger tout seul. Plusieurs canons sont disponibles, avec des portées pouvant atteindre 65 m. Tous sont pilotable à distance avec une télécommande. Leur débit d’eau projeté est modulable, entre 1 m3/h et 7 m3/h . Une lance à incendie peut être accrochée à son sommet afin qu’un second jet, plus précis et concentré, vienne asperger les matériaux attaqués par les outils. Les différents composants sont en acier inoxydables. Ils résistent donc au choc.

Objet non identifié

En matière d’abattage des poussières, les entreprises françaises louent plus qu’elles n’achètent. Spécialisée dans les travaux de terrassement, TPMS a donc découvert un nouveau monde, non sans quelques difficultés. « Au début, nous avons bataillé avec les banques et les assurances. C’est une activité nouvelle pour eux. Un seul courtier en assurance, Lydia Epifani du cabinet EAC, m’a fait confiance », remarque Patrizio Arillotta. Malgré tout, la société est parvenue à étoffer son parc. Partie avec deux machines en 2018, elle en possède aujourd’hui vingt.

Ses gérants ont aussi conclu un partenariat avec le groupe CFE Location afin de pouvoir utiliser ses plates-formes de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et Chassieu (Rhône). « Nous souhaitons que nos clients tirent le meilleur parti possible de nos machines. Nous accompagnons donc toutes les mises en service », souligne Patrizio Arillotta. Cette orientation n’exclut pas l’achat. Les A-Jet sont aussi à vendre chez TPMS, avec même une garantie de 24 mois.

M. D.