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Sécurité – Aides visuelles-détection d’objets : deux normes en discussion

1 juillet 2016
<span>Sécurité</span> – Aides visuelles-détection d’objets : deux normes en discussion

En cours de révision, la norme Iso 5006 s’intéresse à la visibilité directe et indirecte de l’opérateur au poste de conduite des engins de terrassement, mais elle ne traite pas des exigences de performances des dispositifs d’aide visuelles à la conduite ou des dispositifs de détection d’obstacles. Ceux-ci font l’objet d’une autre norme internationale, Iso 16001, elle aussi en révision.

La norme Iso 5006 (« Engins de terrassement-visibilité du conducteur-méthode d’essai et critères de performance ») fixe notamment des exigences de performance de visibilité autour de la machine en champ proche (une zone rectangulaire à un mètre de distance de la machine ) et lointain de l’engin  (un cercle d’un rayon de 12 m), explique Richard Cleveland, président de la commission de normalisation française des engins de terrassement et représentant du Cisma.

Elle précise le nombre de masquages autorisés et la largeur maximale autorisée de ces masquages dans ces deux zones pour chaque famille d’engins. Aux concepteurs et aux constructeurs de remplir ces exigences techniques de visibilité directe et indirecte depuis l’habitacle avec les équipements de leur choix : visibilité directe par une conception pertinente de la cabine et de la machine dans son ensemble, rétroviseurs, dispositifs de caméras-moniteurs… Un nouveau texte est attendu pour la fin de l’année.

Des évolutions sont à prévoir dans cinq directions : la fin des systèmes de miroir à miroir ; la mise en place de systèmes d’aide à la conduite plus ergonomique pour l’opérateur ; la réduction à 1,20 m, voire à 1 m, de la hauteur de l’objet test (utilisé lors de l’essai « visibilité ») visible en champ proche ; la priorité à la visibilité directe (il reste à en préciser les critères) ; la prise en compte de l’occultation de certains dispositifs d’aides visuelles à la conduite par certaines parties en mouvement des engins (balancier) et les mesures de compensation envisageables, visibilité directe, rétro supplémentaire, caméra latérale…

 Aides visuelles et détection d’objets

Elle aussi en cours de révision, une autre norme doit préciser les conditions d’essai et les exigences de performance des dispositifs de détection d’objets et des aides visuelles, explique Alain Le Brech, expert à l’INRS et membre du groupe de travail « Normalisation du projet de norme Iso 16001 ». Le texte, qui doit être voté en juin, sera probablement publié en septembre.

Principal apport, l’ajout de trois annexes : l’une, sur les systèmes de caméras avec vision aérienne « Bird eye view » (Brigade, ASL)) ; l’autre, sur un dispositif de détection visuelle d’objet en mouvement (Hitachi) ; le dernier, sur les systèmes de vision basés sur la reconnaissance morphologique (Arcure). Moyennant quelques petites modifications, les annexes qui figurent dans la première version de la norme de 2008 sont conservées : tableau comparatif des différents dispositifs, caméras en circuit fermé, capteur radar, détecteurs et transpondeurs ultrasons, badges et signaux électromagnétiques.

J.D