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Rencontres de la Sécurité 2020 – Loxam mobilise la filière Matériel pour mieux prévenir les risques

5 octobre 2020
<span>Rencontres de la Sécurité 2020</span> – Loxam mobilise la filière Matériel pour mieux prévenir les risques

Station F a accueilli la troisième édition des Rencontres de la Sécurité organisées par Loxam, qui a fait de ce enjeu un axe fort de son action. Une délocalisation voulue, destinée à faciliter la remise en question et à ouvrir la réflexion, dans un environnement de jeune-pousses.

D’une initiative interne à un rendez-vous d’experts de la prévention et de la sécurité, associant fournisseurs et startups autour d’ateliers/débats, de conférences, de démonstrations et de networking. En trois éditions, les Rencontres de la Sécurité Loxam se sont imposées comme l’évènement de la filière, permettant d’appréhender les enjeux de la technologie et de l’innovation en matière de sécurité dans la location et l’usage de matériels. Matériel mais aussi management et toutes les parties prenantes du chantier, le loueur a privilégié cette année, une approche prospective.

Catalyseur

Le fait que Loxam soit à l’origine de l’initiative ne doit rien au hasard. Au contact quotidien des entreprises, des utilisateurs finaux comme de l’encadrement, mais aussi en relation directe avec les fabricants, le loueur est un véritable catalyseur dans les métiers des matériels de chantiers. En outre, le groupe a, depuis longtemps, fait de la sécurité l’une des clés de voute de sa stratégie dans le cadre d’une approche globale, tant le loueur est convaincu que la sécurité constitue un levier de performances, dans un environnement toujours plus sensible aux enjeux HSE. Le format retenu a été défini cette année, pour permettre de croiser les expériences, de dynamiser le contenu, d’aborder les questions sous différents angles et de mettre en lumière les bonnes pratiques. Cela favorise les échanges et, in fine, contribue à une plus grande créativité. Un format qui permet de s’affranchir des questions d’égo, d’ouvrir les esprits de chacun, de s’ouvrir aux autres et, in fine, de construire les solutions à plusieurs. « Toutes les personnes qui sont concernées à la sécurité au sein de leur entreprise ont le souci d’apporter des réponses », rappelle Gérard Déprez, président du groupe Loxam. « En les réunissant, elles peuvent tirer profit des retours d’expérience de tiers, dans le cadre d’un format qui facilite les échanges donc la créativité ». Le loueur est particulièrement légitime sur le sujet. Avec des millions de contrats signés, chaque contrat correspondant à une expérience d’utilisation d’une machine et un parc de plus de 650 000 références proposées à la location auprès de professionnels de la filière Construction, il a acquis une expérience sans équivalent. Cela, d’autant plus que les matériels loués, conditionnent l’organisation du chantier, en particulier pour toutes les machines mobiles. De quoi remonter générer de la donnée, procéder à des analyses, élaborer des statistiques. De quoi également, en capitalisant sur la puissance d’achat du groupe et les relations avec les fournisseurs, contribuer à l’amélioration de la conception et de l’industrialisation des matériel dans le domaine de la sécurité et de la prévention des risques. Comme le souligne Gérard Déprez, « dans le domaine de la sécurité, l’essor de la data ouvre la voie à de nouvelles approches de ces enjeux, avec la possibilité d’élaborer des stratégies préventives ».

Innovation ouverte

Outre le partenariat avec l’OPPBTP, les rencontres associent un panel de fournisseurs du groupe Loxam, invités, eux-aussi, à se remettre en questions dans leur approche de la sécurité. Tous actionnent le même levier : celui de l’innovation. Aussi, la possibilité de rencontre, d’échange et de partage est primordiale pour créer le lien indispensable à l’expérimentation de solutions innovantes et en particulier dans le digital. De fait, c’est souvent l’accès au marché qui s’avère le plus difficile.
Pour le spécialiste des matériels d’élévation de personne et de manutention de charge, la sécurité est omniprésence. « La sécurité est notre métier », confirme Patrice Métairie, directeur industriel d’Haulotte. Pour être en capacité d’innover, une structure dédiée, forte d’une dizaine de personnes et dotée d’un budget propre, a, pendant près de 5 ans, parcouru l’intégralité de l’éco-système et multiplié les échanges avec les différentes parties prenantes. Une démarche unique en la matière. L’objectif ? « Comprendre les problématiques réelles de chaque intervenant de l’éco-système, dont les loueurs, les clients finaux mais aussi les transporteurs, pour initier une approche innovante dans le développement des matériels à court, moyen et long terme », répond Patrice Métairie. « Cette approche nous a permis d’infuser une culture de l’innovation au sein du groupe et de drainer de nouvelles initiatives ». De fait, innover ce n’est pas créer de nouvelles technologies. Innover c’est adresser des solutions nouvelles à des problématiques concrètes et quotidienne.
Souvent, l’approche est duale, avec des thématiques de R&D poussées par le management, dans le cadre de la mise en œuvre de la vision stratégique de l’entreprise, et une écoute des besoins exprimés par le « terrain », au niveau du chantier.« Un chantier bien mené sur le plan de la sécurité est un chantier bien mené sur le plan de la productivité », rappelle Paul Duphil, directeur général de l’OPPBTP.

Besoin et usage

« Innover c’est aussi apporter des solutions à des problèmes récurrents », estime Philippe Richard, directeur R&D chez Bouygues Construction. « L’enjeu est de répondre à des besoins. Depuis une dizaine d’année, l’innovation a évolué pour être aujourd’hui, beaucoup plus centrée sur l’usage. Nous sommes accompagnés dans cette démarche par nos fournisseurs de matériels et les organismes de prévention et allons chercher le besoin auprès de nos compagnons, qui eux aussi, ont envie que leur métier évolue ». Comme le loueur et l’industriel, l’entreprise n’est pas isolée dans sa démarche. Des start-up, des partenaires et des compétences externes apportent leur contribution, dans le cadre d’une démarche ouverte. C’est la raison d’être de la structure dédiée au fonds d’investissement Fayat Acceleration Startups, chargée d’accompagner les jeunes pousses en renforçant les liens avec les différentes entités du groupe Fayat. « Nous sommes très orientés vers le besoin de nos clients », rappelle Maxime Bouloc, directeur de la structure. « Pour leur répondre, créer des relations avec les startup permet de rester à l’écoute et d’accompagner l’évolution des attentes ». Cela se fait au travers de prises de participation, systématiquement minoritaires, au sein de startup présentant un intérêt pour les clients du groupe Fayat. L’approche est gagnant-gagnant : le client bénéficie de solutions innovantes, la startup accédant directement à un panel de clients, le groupe étant renforcé dans sa capacité à répondre aux besoins de ses clients. L’émergence des startups a, de fait, transformé le contexte et le rôle de chacun des acteurs. Historiquement, les grands acteurs du secteur, sont très structurés dans leur démarche R&D. L’innovation répond à des enjeux clairement identifiés. Dans le secteur de la construction, qui reste très atomisé, deux facteurs ont rebattus les cartes : la prise en compte de l’usage, quitte à bouleverser la chaîne de la valeur, d’une part, la révolution technique d’autre part.

Démocratisation de la data

Sur le plan industriel, il est désormais possible de déployer de la data partout, sur tout type de support, à commencer sur les matériels. A ce titre, la démocratisation du capteur, et donc la capacité à générer de la data, s’est avérée déterminante. Comme les microprocesseurs, les capteurs ont gagné très significativement en performance, en autonomie et en capacité. Dans le même temps, leur prix diminuait drastiquement. Résultat ? Pour moins d’un euro, il est possible de disposer d’un capteur de mesure fiable, durable, remontant de la donnée en matière de localisation, d’état de la machine, de son besoin de maintenance,… . Tout l’enjeu réside donc dans la capacité d’analyse de ces données, à l’aune de la data science et de l’intelligence artificielle. Le secteur de la construction est en pleine mutation, tant les contraintes qui s’exercent évoluent profondément. La volonté d’innover est aussi forte que la nécessité, dans un univers qui a du mal à remettre en cause des modèles éprouvés et opérationnels depuis 30 ans. La prise en compte de l’usage et du champ de progrès pour l’utilisateur en matière de sécurité, plaide en faveur du changement et confirme combien le digital peut être porteur d’innovation. L’innovation n’est pas la créativité. Cela n’a même rien à voir. L’innovation est la capacité de changer le monde. La créativité, c’est la capacité de changer sa perception du monde. Les deux sont nécessaires, même si ce sont deux mécaniques totalement différentes. Dans le contexte qui prévaut, l’innovation apparaît comme le moteur pour une plus grande prévention en matière de santé et de sécurité des hommes et des femmes. Son efficacité sera d’autant plus déterminante que l’ensemble des acteurs de l’écosystème du chantier apportera sa contribution.

J-N.O

Photo : De gauche à droite, Maxime Bouloc, Olivier de Lagarde, Patrice Métairie, Thomas Le Diouron, Paul Duphil et Philippe Richard, intervenants de la plénière.