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Travaux publics – Batimat : dix produits remarquables

4 septembre 2017
<span>Travaux publics</span> – Batimat : dix produits remarquables

Pour ce qui est du matériel de chantier et de l’outillage, les organisateurs du salon Batimat observent cette année une quadruple tendance.

Primo : « La très forte présence de la connectivité et des applications numériques. Appliquée aux outillages, la connectivité est couplée à la géolocalisation et à l’analyse de leur fonctionnement. » Intérêt : le développement de nouveaux services comme le suivi de l’utilisation des équipements, la gestion prédictive des opérations de maintenance et des réapprovisionnements de consommables ou la mesure de l’exposition des opérateurs aux vibrations pour réduire les TMS.

Secundo : « L’incorporation de technologies très avancées dans les outillages et les équipements de chantiers. » Avantages : faciliter et sécuriser leur utilisation, réduire la consommation d’énergie et les émissions polluantes.

Tertio : « La prise en compte des besoins des opérateurs (…) aboutissent au développement d’outils low-tech (basse technologie) très innovants et réellement astucieux. »

Quarto : différents équipements permettent aux opérateurs de travailler en hauteur sans quitter le sol.

Parmi les nouveautés sur lesquelles les projecteurs se braqueront en novembre, « Chantiers de France » a retenu dix constructeurs dont les innovations empruntent à ces fils conducteurs.

 Manitowoc-Crane Group France : Grue à montage automatisé et mat télescopique

Conçue par Manitowoc-Crane Group France, la grue à montage automatisé avec mat télescopique HUP 32-27 peut se résumer en trois mots : innovation, polyvalence et sécurité. Promesse du constructeur : « Un retour sur investissement plus important à moyen terme ».

Innovation ? La flèche déportée par rapport au mat, le verrouillage automatique de celui-ci et de la flèche au montage et l’usage du quatre brins permanent, mais aussi les technologies qui permettent d’assurer une vitesse maximale, d’optimiser le mouvement de charge en rotation et d’ajuster la puissance électrique de la machine à celle disponible sur le chantier.

Polyvalence ? Cette grue avec mat télescopique et flèche multi-position de 32 m (27 m de hauteur sous crochet) s’adapte à une vingtaine de configurations de chantier. La HUP 32-27 offre deux hauteurs sous crochet en flèche horizontal – 21 et 27 m – grâce à son mat télescopique. Elle peut culminer à 40 m en mode flèche relevée à 30°, celle-ci étant également relevable de10 ou 20°. Précision, la machine lève 1tonne à 32 m et 4 en charge maximum

Sécurité ? Les opérations de montage, de conduite et de repliage sont radiocommandées. Le dispositif permet aussi d’anticiper les opérations de maintenance et d’effectuer un diagnostic. Une version plus récente propose un module de connexion à distance pour analyse et intervention potentielle en cas de panne.

Cerise sur le gâteau, la compacité : l’engin peut évoluer sur les aires de travaux exiguës (la flèche peut être abaissée) et se charge sans problème dans un container de transport maritime.

Manitowoc-Crane Group France : train de transport de grue

Habituellement, les engins de levage sont transportés sur plateau ou sur train à vitesse réduite (25 km/h). Pour tracter des grues à montage automatisé Potain (Igo M14 et 21) à plus vive allure (80 hm/h) en remorque ou semi-remorques sur les routes et les autoroutes européennes, Manitowoc-Crane Group France a mis au point un train à un ou deux essieux disponible en remorque ou semi remorque.

Conçu au regard des réglementations et des homologations nationales, ce trains est équipé de suspensions pneumatiques et d’un système de freinage électronique (EBS), d’un dispositif de réglage de position pour adapter la hauteur du convoi et d’une barre anti-encastrement. Charge maximale : 12 t par essieu.

Messer Eutectic Castolin : poste oxy-flamme sans bouteille de gaz

Imaginé par Messer Eutectic Castolin, ce poste oxy-flamme – Dyomic OHM 2.4 de son nom de code – permet de souder au chalumeau avec une flamme haute température (2 800 °) sans émission de carbone ni bouteille de gaz.

Comment ? Développé par le constructeur avec le CNRS, un procédé permet de transformer l’oxygène et l’hydrogène présents dans une recharge d’eau en gaz sous l’action de l’électricité. Débit ? 650 l/h pour une pression de 0 à 1,4 bars. Autonomie de travail ? Une heure à pleine puissance entre deux recharges d’eau – une manipulation d’une à deux minutes. Peu consommatrice de liquide et de courant, le poste affiche une puissance maximale de 2,4 kW. Muni de poignées et monté sur roues, il se transporte se déplace facilement. Son poids et sa taille sont équivalents à ceux d’un poste oxy-gaz classiques.

A noter : la flamme est pré-paramétrée, le chalumeau s’utilise sans réglage préalable. Plus léger de 30 % qu’un bec de soudage traditionnel, il est équipé d’un raccord tournant connecté à un seul tuyau pour libérer les mouvements de l’opérateur.

Le poste n’émet ni UV ni rayonnement optique ni fumées nocives et son niveau sonore est inférieur de 25 % à celui de ses prédécesseurs : le soudeur peut travailler sans lunettes noires ni bouchons d’oreille.

Bien de son temps, le Dyomic OHM 2.4 embarque de l’électronique intelligente : affichage de messages en temps réel sur écran LCD, compteur d’heure de production, connexion USB pour la mise à jour du logiciel. Côté seécurité, Castolin met l’accent sur de deux systèmes d’auto-test d’étanchéité et d’anti-retour de flamme.

Mills : escalier en colimaçon à sortie latérale

Fabricant d’échafaudage, Mills fait un tabac sur les chantiers avec un escalier en colimaçon à sortie latérale avec montage et démontage en sécurité, Escalib de son nom de baptême.

Particularité de cet escalier métallique constitué d’une embase, d’un à huit modules empilables à la grue et d’un garde-corps en tête (20,10 m de hauteur maximum) : il suffit de l’orienter par rotation d’un quart de tour pour que l’une de ses marches triangulaires soit au même niveau que la dalle à desservir. Cette marche sert alors de palier.

Autres atouts ? Outre qu’il se monte sans harnais avec un nombre de manipulations plus réduit grâce à un garde-corps de tête intégré (plus de lisses à cheval sur deux modules), l’escalier ne compte que trois éléments monoblocs (embase, modules courant et de tête). La lisse provisoire ferme automatiquement la sortie du haut du module lors de l’élingage, de la pose et la dépose.

Par ailleurs, toutes les lisses sont intégrées au module. Celui de tête est équipé d’un garde-corps de fermeture qui permet un pré-montage avant la livraison, l’escalier peut donc être transporté sur un camion, contrairement à la version précédente qui était hors gabarit routier. A noter : un kit permet de faire évoluer les anciens modèles. Mills destine cet équipement aux entreprises du BTP et de l’industrie, ainsi qu’aux chantiers navals qui utilisent une grue.

 Layher : poutre caisson à très longue portée

Avec un nouveau système de raccordement par clavetage, Universel FW de son nom de code, Layher présente « une (r)évolution en matière de structures grande portée et de support de charges lourdes. »

Sur le principe, trois éléments permettent de former des poutres caissons pour des passerelles, des plateformes ou des parapluies de très grande portée. Ces éléments – montants avec coupelles, membrures en tube carré, diagonales en tige filetée – sont assemblés avec des axes et de goupilles. Les pièces sont légères (17,4 kg maximum), le montage simple et rapide. Une personne peut y pourvoir, assure l’échafaudeur.

Le système est proposé en trois hauteurs (0,80, 1,30 et 1,80 m) pour tenir compte de l’exiguïté de certains chantiers. Les montants sont « débouchants » : il est possible de positionner une poutre au-dessus ou en-dessous ou d’en superposer plusieurs. Les diagonales en tige filetée disent être deux fois plus légères et jusqu’à dix fois plus résistantes que les autres. Elles peuvent être croisées sans gêner la mise en place des planchers. Une simple clé suffit à exercer une précontrainte dans la poutre pour anticiper une éventuelle déformation. Les membrures en tube carré disent quant à elles être jusqu’à cinq fois plus résistantes que les moises classiques. La structure gagne ainsi en inertie.

Péri : coffrage composite manuportable

Péri braque les projecteurs sur Duo, un coffrage multifonction (voiles, dalles, poteaux, fondations) en fibre de polymère. Ce coffrage, qui résiste à la contraction, à l’humidité et à la corrosion, est par ailleurs entièrement recyclable.

Duo est composé de six panneaux de 15 à 90 cm de large, en deux hauteurs : 0,60 et 1,35 m. Pression admissible pour les voiles : 50 kN/m2. 80 kN/m2 pour les poteaux et les poutres.

Légers – 25 kg pour le plus grand des éléments (1,35×0,90 m) -, ces coffrage se manipulent plus facilement, avec moins d’efforts physiques pour les opérateurs et partant, moins de risques d’accident. Le montage s’effectue sans marteau et en silence. La peau coffrante se remplace en moins de 2 mn, le temps de tourner quelques vis.

A noter, plus des deux tiers des éléments peuvent être utilisés en coffrage horizontale et vertical. Sur les chantiers, argumente le constructeur, cela signifie des aires de stockage plus petites et coûts d’approvisionnement plus réduits.

 Tyrolit France : carottage à sec du béton armé

Aux scieurs et aux carotteurs ou aux entreprises spécialisées dans le démantèlement de centrales nucléaires, Tyrolit France propose un système de carottage à sec du béton armé.

Ce système, qui se dispense de compresseur, associe un moteur de carottage à micro-percussion (DME19P) de 1,9 kW, une colonne éponyme de 450 mm de long (DRU160P), une gamme de couronnes diamantées (TGD) soudées au laser de 50 à 160 mm de diamètre et un aspirateur industriel de 1 400 W.

Avantages : il permet de travailler proprement, sans effluents ni boues à évacuer ou à décontaminer. La vitesse de carottage et la durée de vie des couronnes seront plus réduites qu’avec une carottage sous arrosage, mais de manière raisonnable, avertit de constructeur.

Leborgne Nanovib : décoffreur longue portée

Le retrait de coffrages sous dalle en béton ? Une opération plutôt laborieuse. Les ouvriers doivent monter sur un échafaudage roulant, jouer du marteau et du pied de biche, puis faire descendre les panneaux à l’aide d’un porte-plaque.

Leborgne Nanovib leur propose une alternative nettement moins pénible : un décoffreur longue portée. Monté sur un long manche, l’outil permet de travailler à partir du sol. Avec la surface de frappe, l’opérateur desserre les écrous des étais sous les panneaux afin de retirer la structure porteuse.

Les plaques de coffrage fixées au plafond sont décollées avec la panne de l’outil. Sa finesse lui permet de se glisser entre le plafond et le panneau, son galbe de faire levier et sa longueur de se tenir éloigné de la zone de chute, ce qui limite les risques d’accident.

90Tech : armoire numérique de chantier

« L’arpete », une armoire numérique imaginée par 90Tech met les bureaux et les chantiers, les cols blancs et les cols bleus en relation par l’intermédiaire d’un écran tactile (visio-conférence possible) connecté à Internet.

Etanche à l’eau et à la poussière, la structure en aluminium est robuste (3 mm d’épaisseur), l’écran protégé par un verre Securit. Facilement transportable, elle peut être chargée dans un conteneur maritime.

Cette interface peut rendre de nombreux services. Outre qu’elle facilite les échanges entre les différents corps d’état, elle met les dernières mises à jour des plans à disposition de l’aire de travaux, communique les consignes de sécurité ou permet de suivre le personnel.

Celui-ci, mais aussi le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre, peut consulter la maquette numérique de l’ouvrage par son entremise. Les ouvriers peuvent également y prendre connaissance des pièces contractuelles (PPSPS, PGC, diagnostic amiante, comptes rendus de chantier…) et faire remonter les informations de terrain vers les ingénieurs.

« L’arpete » sert également de borne Wifi et de station de charge : outils ou téléphones, véhicules électriques et chauffage en atelier. Muni d’un détecteur de fumées couplé à une sirène, mais aussi d’un détecteur de présence et d’une caméra, elle tient également le chantier dans une attentive focale.

Dimaco : maintenance intelligente des nettoyeurs haute pression

90 % des pannes trouvent leur origine dans un déficit d’entretien. Mis au point par le fabricant de nettoyeurs haute pression Dimaco, le système Connecteo propose « d’optimiser la gestion et le coût de la maintenance » des équipements de lavage.

Fonctionnalités de cette interface connectée à Internet ? La gestion des opérations de maintenance : l’utilisateur est averti par mail des tâches à réaliser de suite et ultérieurement, avec une liste des pièces nécessaires pour réduire les temps d’immobilisation.

J.D