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Véhicules – À Solutrans, les bennes TP multiplient les options

2 décembre 2019
<span>Véhicules</span> – À Solutrans, les bennes TP multiplient les options

Fin novembre, le salon lyonnais donnait un aperçu de l’offre en matière de caissons pour les camions de chantier. Dans ce domaine, les carrossiers redoublent de proposition.

(photo ci-dessus : les bennes étaient nombreuses dans les allées de Solutrans. © CDF)

Les exigences croissantes des clients et les évolutions des méthodes de production amènent le matériel de chantier à gagner en spécificité. À chaque situation sa machine. Si ce mouvement connaît quelques contradictions – la diversification des outils confère par exemple un surcroît de souplesse aux pelles – il gagne progressivement tous les équipements. Le salon Solutrans, qui s’est tenu à Lyon entre le 19 et le 23 novembre derniers, a notamment montré un secteur des bennes de travaux publics agité par cette forme de dynamisme.

L’approvisionnement dans le viseur

Au cours des dernières années, les constructeurs ont étoffé leur catalogue. Le découpage peut désormais se résumer en trois catégories. La première regroupe des bennes légères destinées aux transports des agrégats, du sable ou des enrobés. C’est dans ce domaine que l’aluminium se montrait dominant. Il existe de nombreux modèles : la Siderale de Benalu, la Buildstar de Stas ou bien encore l’Optimum ou l’Optimax de Fruehauf. Mais les spécialistes de l’acier parviennent aujourd’hui à des épaisseurs suffisantes pour les concurrencer. Forez-Benne présentait notamment à Lyon la Mid-Light avec un fond de 4 mm et des côtés de 3 mm, soit un kit de 2,75 tonnes pour une capacité de 17 m3. De même, l’Optisteel de Fruehauf se décline aussi avec un fond de 4 mm et des côtés de 3,2 mm.

Quel que soit le matériau, les carrossiers ont entrepris d’accroître la résistance de leurs produits. Dans le camp de l’acier, l’usage du Hardox 450 se généralise. Citons aussi les épaisseurs intérieures plus importantes au niveau de la base de la Siderale de Benalu.

Fusion de métaux

La distinction entre la seconde et les troisièmes familles relève plutôt d’une affaire de millimètres d’acier. Les systèmes intermédiaires réservés au terrassement et à la petite démolition affichent des fonds compris entre 5 et 6 mm et des côtés de 4 mm. Pour les outils réservés à la grosse démolition ou à l’enrochement, les concepteurs ajoutent de 2 à 6 mm d’épaisseur à ces composants. Néanmoins, le choix final revient souvent aux clients. La majorité des fabricants sont en mesure d’adapter ces dimensions en fonction de la demande.

Dans ces deux segments, le Hardox 450 est également en train de devenir la référence. Certains industriels (Lecitrailer, Kassböhrer, Kögel…) traitent le métal avec un dépôt d’époxy par électrodéposition cathodique afin d’empêcher la corrosion. Pour les conducteurs les plus soucieux du poids, la société Kögel a imaginé une benne avec les parois latérales et des ridelles arrière en aluminium. Ces éléments sont boulonnés, et non soudés, afin de pouvoir les changer facilement.

La télématique s’enracine

Ces progrès dans les matériaux s’accompagnent d’une intégration plus poussée de dispositifs électroniques. Entre autres, l’utilisation du bâchage électrique se répand. La jeune entreprise Innovactions Systemes a poussé cette idée un peu plus loin avec un procédé automatique relié à un GPS. Si le chauffer quitte sa position de chargement sans rebattre la toile, un boîtier déclenche la fermeture quand la vitesse atteint 40 km/h ou si le camion se trouve à plus de 2 km de sa position initiale.

La sécurité profite aussi de l’expansion des circuits imprimés. Durant le salon, Benalu exposait son système Easy Security. Des capteurs installés dans la benne peuvent envoyer au chauffeur des alertes par le biais d’une application mobile. Toutes les situations dangereuses sont prises en compte, du mauvais alignement de la benne jusqu’à la mauvaise répartition des charges. L’exploitant peut aussi consulter les informations de l’ensemble de sa flotte par le biais d’une plate-forme web. Le constructeur italien Tecnokar a étendu ce concept au contrôle de la benne. Non content de signaler les risques, son dispositif Technoapp, distribué en France par Legras Industries, donne la possibilité à l’opérateur de déclencher le bennage du chargement depuis une tablette.

M. D.