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Etaiement – Que modifie la nouvelle norme française ?

23 juillet 2015
<span>Etaiement</span> – Que modifie la nouvelle norme française ?

Attendue cet été, cette nouvelle norme classera les tours d’étaiement en fonction des charges admissibles et du niveau de sécurité proposé. Que change-t-elle ? Réponse du Sfece – Syndicat français de l’échafaudage, du coffrage et de l’étaiement.

La nouvelle norme française (NFP 93 551) remplacera l’ancienne norme (NFP 93 550) qui donnait les valeurs de charge admissibles sur les tours d’étaiement, le nombre de tonnes par pied, explique Fabrice Fay, directeur technique et président de la commission « Normalisation » du Sfece. Deux entreprises seulement – Mills et Entrepose – respectaient cette norme d’application volontaire qui n’a jamais vraiment accroché les industriels, commente—t-il. Ceux-ci pouvaient se référer aussi à deux textes européens (EN 12812 et 12813) qui précisent « les charges admissibles par le calcul aux Eurocodes », mais qui « sont difficilement compréhensibles et très difficiles à appliquer », souligne Fabrice Fay. Dernier texte de référence : la NT 24, une note technique de la Cramif datant de 2007 et qui détermine « la façon de monter les tours en sécurité » : levage, accès, planchers et plus largement, process.

Classification des tours

Elaborée à partir de ce corpus, la nouvelle norme « regroupe les critères de charge par poteau de la norme européenne de façon simplifiée et les critères de sécurité de la NT24 dans un seul document », analyse le représentant du Sfece. Conséquence : « Il crée des catégories de tours en fonction des charges admissibles et du niveau de sécurité proposé. » A partir de ce dernier critère, la tour la plus sécure sera munie d’un garde-corps qui ne laissera pas passer une sphère de 47 cm de diamètre et d’un plancher tous les deux mètres. L’ensemble pourra également être gruté sans avoir à ajouter de pièces. « D’un point de vue sécurité, observe Fabrice Fay, on tend vers des tours qui possèdent de plus en plus la sécurité que l’on trouve sur les échafaudages, avec un plancher complet à l’intérieur. Mais pourquoi un ouvrier qui monte sur une tour d’étaiement aurait-t-il droit à moins de sécurité qu’un ouvrier qui monte sur un échafaudage ? »

Règle de calcul des charges

La nouvelle norme s’attaque également à la question centrale du calcul des charges. « Beaucoup de fabricant donne des charges admissibles par tour sans aucune justification réglementaire, rappelle le porte-parole du Sfece. Avec le même type de tour, on peut avoir des charges complètement différentes. Maintenant, il va falloir le prouver. » Le CEBTP définira la règle de calcul, donnera les valeurs admissibles de charges et précisera les classes de sécurité. Deuxième étage de la fusée, après la classification : les conditions d’obtention de la marque NF. Des contrôles seront réalisés « en usine pour voir si la tour est fabriquée avec des critères de qualité assez élevés et surtout, si la tour qui est fabriquée ressemble bien à celle qui a été mise en test. » Les dix plus gros fabricants d’échafaudages sont labélisés NF, rappelle Fabrice Fay. Deux seulement le sont aujourd’hui en étaiement, Mills et Entrepose, mais deux ou trois grandes marques envisagent de la demander, se réjouit-il.

J.D

 Fabrice Fay, président de la commission « Normalisation » du Sfece : « Pour la marque NF, des contrôles seront réalisés en usine pour voir si la tour est fabriquée avec des critères de qualité assez élevés et surtout, si la tour qui est fabriquée ressemble bien à celle qui a été mise en test. »

 

Coffrages verticaux : révision en cours

La révision de la norme de juin 1995 sur les coffrages verticaux industrialisés (NF P93-350) a été entamée par la commission ad hoc en avril 2013. Cette révision est justifiée par la nécessité de prendre en compte l’évolution des matériels, l’amélioration de leurs caractéristiques mécaniques (limite d’élasticité, allongement…) ou la nature des matériaux utilisés (aciers, composites pour les panneaux coffrants). Objectifs : instaurer des tolérances géométriques précises (dimensions, jeu, affleurement, planéité des panneaux) et définir des critères d’ergonomie, de sécurité ou de stabilité (système par compas…). Dans un second temps, la commission prévoit de rédiger un projet de norme sur les coffrages modulaires. Une recommandation nationale de la CNAMTS marquera l’avancée de ces travaux.