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Chariot élévateur à déport de charge ultra compact – Comment concilier compacité et capacité ?

4 juillet 2017
<span>Chariot élévateur à déport de charge ultra compact</span> – Comment concilier compacité et capacité ?

Techniquement sophistiqué, le chariot élévateur à déport de charge s’est imposé sur les chantiers par ses performances, sa facilité d’utilisation et sa capacité à manœuvrer dans des espaces restreints. La demande pour des  configurations toujours plus compactes et toujours plus puissantes incite les constructeurs, toujours plus nombreux, à se positionner sur ce segment de marché de niche mais en forte croissance.

Gaëlle Theillaumas, responsable de Produits (Kiloutou) : « Le nouveau MT 420 répond aux besoins de compacité exprimés par nos clients. »

Le phénomène d’urbanisation croissante, avec comme conséquence, une évolution de la nature des chantiers tant en construction neuve, qu’en rénovation ou en démolition et la mécanisation systématique des travaux explique le besoin de ce type d’engins sur une multitude de chantier. Utilisateurs finaux comme loueurs sont convaincus du potentiel de ces matériels, qui combinent compacité, polyvalence et capacité de levage.

Dans le domaine de la Manutention tout terrain, Kiloutou propose une gamme large de chariots élévateurs à déport de charge qui démarre à 6 m et qui s’arrête à 18 m de hauteur. Si les modèles à rotation sont marginaux, le loueur investit en permanence dans les modèles compacts et ultra-compacts. « Nous avons fait le choix du Manitou Bugsy MT 625 et plus récemment du MT 420, le nouveau Buggy ultra compact », rapporte Gaëlle Theillaumas, Category manager (Kiloutou), « à ce jour le nouveau MT 420 répond aux besoins de compacité exprimés par nos clients ». De fait, la demande de solutions de manutention toujours plus compactes mais aussi toujours plus performantes ne se dément pas. Une demande pour accompagner les chantiers de reprise de sous œuvre, en espaces confinés et les travaux souterrains en général.

Le cahier des charges pour ces applications ? « Une hauteur hors tout inférieure à 2 m, une largeur minimale et une maniabilité maximale pour la construction, la hauteur et la capacité de levage étant déterminantes dans les applications TP », répond Gaëlle Theillaumas, « l’arrêt de la production du Twisco, chariot à trois roues a créé un manque dans notre gamme nous obligeant à nous orienter vers de nouvelles configurations ». Le choix du loueur s’est porté sur le Bugsy 421 (ou MT 420 de chez Manitou), qui avec ses quatre roues présente un rayon de braquage comparable à celui du précédent modèle. Une cinquantaine d’unités sont en cours de réception dans le réseau Kiloutou, les modèles destinés aux agences franciliennes étant systématiquement dotés d’un filtre à particules (FAP). De son côté, le loueur impose son cahier des charges, avec notamment, dans le domaine de la sécurité, la coupure des mouvements aggravants et une cabine fermée.

Retour sur investissement

Comme le rapporte Gaëlle Theillaumas, « le chariot élévateur à déport de charge ultra compact offre des taux d’occupation supérieurs aux autres produits Manutention et sur lequel Kiloutou fait, chaque année, de la croissance de stock. Nous n’avons pas de mauvais retour, ni concernant la performance, la fiabilité du produit, la qualité d’assemblage où les coûts d’exploitation ». De fait, la transportabilité aisée, la facilité d’utilisation et la capacité de ces machines à remplir une grande variété de missions, expliquent cet attrait croissant de la part des exploitants. « L’essentiel des applications résident dans la manutention, même si ces machines peuvent ponctuellement se substituer à un chargeur compact ou une chargeuse sur pneus de petite capacité », indique Gaëlle Theillaumas ; « dans la majorité des cas, la machine est fournie avec des fourches, un godet standard ou une benne.

La descente en gamme ayant ses limites, le développement d’une configuration plus compacte ne paraît pas utile considérant l’impact sur la capacité en charge utile et la hauteur de levage. De fait, le chariot à déport de charge ultra compact reste le résultat d’un compromis même si les exploitants sont demandeurs de toujours de compacité et de capacité de levage. Une tendance de fond, comme la demande de motorisations alternatives comme l’hybride, auquel les constructeurs sont attentifs.

Les loueurs renforcent leur parc dans cette typologie de machines à fort taux de rotation.

De fait, la transportabilité aisée, la facilité d’utilisation et la capacité de ces machines à remplir une grande variété de missions, expliquent cet attrait croissant de la part des exploitants. « L’essentiel des applications résident dans la manutention, même si ces machines peuvent ponctuellement se substituer à un chargeur compact ou une chargeuse sur pneus de petite capacité », indique Gaëlle Theillaumas ; « dans la majorité des cas, la machine est fournie avec des fourches, un godet standard ou une benne.

La descente en gamme ayant ses limites, le développement d’une configuration plus compacte ne paraît pas utile considérant l’impact sur la capacité en charge utile et la hauteur de levage. De fait, le chariot à déport de charge ultra compact reste le résultat d’un compromis même si les exploitants sont demandeurs de toujours de compacité et de capacité de levage. Une tendance de fond, comme la demande de motorisations alternatives comme l’hybride, auquel les constructeurs sont attentifs.

 

Photo : Polyvalent, le chariot élévateur à déport de charge ultra-compact est aussi capable de lever des charges lourdes.

 

Marché français*

688 unités (2016)

470 unités (2015)

506 unités (2014)

Cœur de gamme

2,5 t à 6 m

2/3 Location

1/3 Utilisateurs finaux

*<2,7 t de capacité de charge, <6,5 m de hauteur de travail (voir encadré)

 

Cisma : Nouvelle catégorie

La compacité et la manœuvrabilité confèrent à ces machines une polyvalence maximale.

Considérant l’évolution du marché et l’émergence de cette classe de chariot élévateur à déport de charge « ultra compact », le Cisma travaille sur la création d’une nouvelle catégorie réservée aux matériels dont la masse est inférieure à 2 t et la longueur de la flèche est inférieure à 5 m. Les statistiques de ventes des « ultra-compact » seront alors déconnectées des celles « compacts », qui englobent tous les chariots de moins de 2,7 t de capacité et de moins de 6,5 m de longueur de flèche.

Chez Ausa, un seul critère prévaut : « ultra compact », signifie que le chariot élévateur à déport de charge doit être transportable sur une remorque de 3,5t de PTC. Pour le leader mondial, toutes catégories d’élévateurs confondues, le cahier des charges d’un « ultra compact correspond à une machine dont la hauteur maxi n’excède pas 1,90 m, qui permet de rentrer dans les bâtiments et tunnels, JCB ayant les mêmes exigences pour la largeur (1,90 m de large maxi), pour respecter la compacité. Les autres points clefs pour l’industriel anglais résident dans la visibilité et la maniabilité, « ces machines travaillant en milieu confiné sont très souvent exposés aux risques de chocs ». Manitou est encore plus ambitieux, définissant le concept par une largeur inférieure à 1,50 m, pour une hauteur de moins de 2 m. Une offre additionnelle au MT 625, pour répondre à des travaux spécifiques sur chantiers urbains, de rénovation ou de réhabilitation.

Par ses dimensions (H x L x l : 1 800 mm x 1 560 mm x 3 380 mm), le 516-40 qui lève 1,6t à 4 m, est le plus compact des trois modèles de JCB. Le 520-40 (2 t / 4m pour des dimensions de 1970 mm x 1560 mm x 3380 mm au tablier), et le 525-60 HiViz (2,5t /6m, 1 890 mm x 1 840 mm  x L 4 000 mm au tablier), complètent l’offre, ce dernier étant le seul qui fait réellement 6 m de hauteur de levage. La marque de fabrique du constructeur se retrouve dans la cabine et son volume intérieur grâce à sa largeur (87 à 92 cm en intérieur), la visibilité, le joystick proportionnel de série pour plus précision et l’outil télématique JCB LiveLink, de série sur le 525-60 (option sur les autres). A noter que le 516-40 peut être équipé d’un tablier type skidsteer pour reprendre ce type d’équipements.

La traction permanente conditionne une bonne motricité pour évoluer sur tous les revêtements

Dernier arrivé sur ce segment, Kubota, le spécialiste des matériels compacts, s’est particulièrement intéressé à ce qui est un produit européen, et s’est penché sur la question de la transportabilité de la machine. Résultat ? Son premier modèle, le KTH 4815, qui se classe dans la catégorie des « ultra-compacts », est capable de lever jusqu’à 1,4 t à 4,8 m, tout en accusant moins de 3 t (2 950 kg) sur la balance, pour pouvoir être transporté sur une remorque « standard ». Un tour de force si l’on considère que la largeur reste inférieure à 1,60 m et que la hauteur n’excède pas 2 m. Un développement en synergie avec le reste des gammes de la marque, qui est à remettre en perspective avec sa stratégie : développer une offre locative complète. La Manutention constitue l’une des briques de cette politique de diversification de ses gammes. La cible ? Le marché européen, au travers de la location, en particulier l’activité développée par son réseau de concessionnaires « la location devant révéler le potentiel de marché sur ce concept », mais aussi auprès des clients finaux dans leur « extrême » diversité, auxquels le constructeur à accès grâce à la capillarité de sa distribution. Cela explique que moins d’un an après son entrée sur le marché, la marque a déjà capté 15% de la demande dans la niche des « ultra compact ».

Conçus pour travailler en mode gerbage comme avec un godet, les TH408 et TH 412, de respectivement  780 kg et 1 250 kg de capacité pour des hauteurs de de 4,20 m et 5,15 m  constituent les deux modèles d’entrée de l’offre Wacker Neuson, qui compte 10 élévateurs télescopiques compacts. Ces deux machines, qui partagent rapidité, flexibilité et sécurité, se distinguent par leur rayon de braquage très court, leur visibilité –facteur de sécurité, leur capacité à soulever des charges élevées et leur faible niveau sonore. Un joystick ergonomique simplifie leur prise en main. Deux hauteurs de cabine sont proposées, dont une surbaissée à 1,98 m, qui permet de travailler en sous-sol sans restriction.

Accessoires : le top 5 des équipements les plus utilisés

Fourches

Godets

Potences

Bennes 4×1

Godet malaxeur

… fin encadré

Offre élargie

Les modèles capables de lever 2,5 t représentent l’essentiel du marché.

Apparu sur le marché en 2011, le T144H d’Ausa, a beaucoup évolué pour s’adapter à la demande. Ses atouts ? Une capacité de charge (1.350 kg), un poids de fonctionnement (2,4 t), une largeur réduite (1,40 m), une largeur intérieure importante de la cabine (77 cm interne), une bonne visibilité latérale comme sur l’avant avec le principe de cabine avancée et une excellente motricité. Sa motorisation 4 cylindres Kubota se révèle économe et fiable. Côté conduite, un mono-levier, facilite l’utilisation.

En résumé, un « profil »pour utilisateurs finaux, les trois quarts des ventes étant réalisées via le réseau. Chez Manitou, le modèle MT 420 H New Buggy constitue le développement le plus récent dans cette catégorie, l’industriel ayant travaillé la compacité du chariot. Résultat : 4,30 m de hauteur de levage, 2 t de capacité nominale, le tout avec des dimensions ultra-compactes (largeur 1,49m, hauteur 1, 90m, longueur 3, 63m). En dépit de ces cotes, la machine dispose d’une large cabine, offre une bonne manœuvrabilité (grâce à un rayon de braquage de 3 m), et une maintenance simplifiée (radiateur pivotant).

Polyvalence exigée

Considérant le poids que représentent les loueurs sur ce segment de machines, la polyvalence est recherchée. Avec la simplicité d’utilisation, la facilité d’accès et la compacité, c’est l’une des caractéristiques les plus plébiscitées. Cette typologie de clientèle a également un impact sur le prix, la capacité à délivrer un SAV performant et réactif,  la valeur de revente et les protections diverses. Au-delà d’une exigence de flexibilité d’usage, Wacker Neuson observe une demande accrue vers les petits modèles très compacts, type TH412 notamment, dont l’utilisation convient aux interventions en intérieur, en sous-sols mais aussi en milieux extérieurs exigus.

Un constat partagé par JCB, les ventes de chariots de 2,5 t / 6 m gagnant du terrain sur les 3 t / 7 m, confirmant le besoin de compacité, sans dégradation des performances en termes de capacités de levage. Kubota est convaincu que la location sera le vecteur de développement du concept, car synonyme de volume et d’infinité d’applications. Dans ce contexte, la notion de gamme faisant sens, d’autres développements sont attendus, toute la difficulté étant de rester dans le cahier des charges de cette famille « ultra-compacte ».

Sécurité imposée

Tous les constructeurs insistent sur les précautions à prendre lors de l’utilisation d’un chariot élévateur à déport de charge, une machine qui, de par ses caractéristiques et son contexte d’emploi est susceptible de se renverser. Pour prévenir ce risque, il est essentiel de respecter les préconisations d’usage avancées par les constructeurs. Les exigences de sécurité ne sont pas dégradées sous prétexte que les charges et les hauteurs de travail sont moindres, comparées aux autres chariots élévateurs à déport de charge.

Wacker Neuson accorde une grande place à la sécurité dans la conception de ses machines, les précautions d’usage restent celles de tout engin télescopique. Exemple : ne pas circuler à vitesse excessive avec bras déployé et chargé. Une philosophie partagée par Kubota qui intègre un capteur de charge et un dispositif de coupure des mouvements aggravants. Des fonctionnalités qui positionnent le KTH 4815 comme un produit technologique, à l’instar du système de communication « intelligent », destiné à faciliter la maintenance et la recherche de pannes et du pavé tactile. Ce dernier, qui regroupe 10 commandes principales, dont le verrouillage/déverrouillage des accessoires avant, participe à l’utilisation « sécure », de la machine, l’opérateur se focalisant sur la conduite.

Coûts d’exploitation maîtrisés

Avec le godet, les fourches restent les équipements les plus fréquemment utilisés.

Ces dispositifs sont d’autant plus nécessaires qu’ils contribuent à une bonne utilisation du chariot dans toutes les configurations de travail, et tout particulièrement dans des environnements de chantiers contraints. Les préconisations de chaque constructeur, notamment en ce qui concerne les charges et la hauteur doivent être scrupuleusement respectées.

Le recours à des essieux surdimensionnés (8 t de capacité de charge unitaire sur le KTH 4815), la généralisation de la transmission hydrostatique et allongement des intervalles de maintenance périodiques sont autant de facteurs qui participent à l’abaissement des couts totaux de possession. Un critère qui est pris en considération chez Manitou à différents niveaux et qui commande des réponses ciblées qu’il s’agisse des points d’ancrage accessibles et identifiés, du dimensionnement des réservoirs comme du choix des composants (éprouvés et partagés avec ceux du MT 625 sur le MT 420H).

A la clé, un taux de rotation maximum, que recherchent les loueurs, qui privilégient les machines polyvalentes. La sélection de moteur sobre couplé à un système de gestion de la ventilation, contribue à la réduction de la consommation. Dans cette approche, la mise en route simple et rapide, comme la prise en main facile, participent directement au retour sur investissement de l’exploitant.

J-N.O

 

Merlo : segmentation fine de l’offre

Merlo a travaillé sur le confort de l’opérateur et la facilité de prise en main.

Avec trois versions du P27.6, Merlo propose une réponse adaptée à toutes les configurations de travail nécessitant un chariot élévateur à déport de charge « ultra compact ». Dans cette catégorie, dont les spécifications renvoient à une machine qui n’excède pas 2 m en hauteur comme en largeur, le P27.6, qui lève 2,7 t à 6 m, est disponible en version Standard, Plus et Top. Si les P27.6 « simple », est destiné à évoluer sur les plateformes viabilisées planes (en béton, notamment), le P27.6 Plus est conçu pour faire des trajets sur route avec des changements de reliefs. Quant au P27.6 Top, il est réservé aux opérations de chargement et de la traction grâce à son moteur hydraulique plus puissant, délivrant un couple supérieur aux roues.

Grâce à la déclinaison de ces trois versions, Merlo couvre un panel d’application avec la définition Produit la plus adaptée. Avantage : la machine n’est pas sollicitée pour un travail pour lequel elle n’est pas conçue, l’opérateur n’ayant pas à approcher la limite des abaques. Une précaution d’usage qui contribue à sa sécurité tout en préservant les organes de la machine. De même, la maîtrise de la consommation et de l’usure des pneumatiques a un impact direct sur les coûts d’exploitation. A ce titre, le P27.6 se révèle performant, car sans intervention lourdes pendant la durée de vie de la machine, sous réserve d’un entretien régulier conformément aux prescriptions du constructeur.

Point commun des trois versions ? Une compacité alliée à un équilibre total, grâce à une bonne répartition des masses permettant d’effectuer des manœuvres rapides en toute sécurité. En outre, la grande manœuvrabilité et la puissance de ce modèle (55 kW pour un couple de 265 Nm et 36 kW pour un couple de 170 Nm) participe, grâce à une transmission gérée électroniquement, de l’apport en productivité.

Afin d’accompagner l’évolution de la demande, Merlo a concentré ses efforts de développement sur la facilité d’utilisation et sur la capacité à travailler en toute sécurité. Cela, quelle que soit la configuration de travail et indépendamment de l’accessoire utilisé (godet simple de terrassement, fourche de manutention, …).