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Carrières – Ripage au bull : une offre de choix

28 octobre 2016
<span>Carrières</span> – Ripage au bull : une offre de choix
François Carrier, responsable produit matériels de carrière chez Bergerat Monnoyeur : « Dans 90 % des cas, le minage reste financièrement le plus intéressant. L’abattage mécanisée devient une alternative quand il n’est pas possible d’en faire à cause de la nature du matériau et de plus en plus souvent de la réglementation. »

François Carrier, responsable produit matériels de carrière chez Bergerat Monnoyeur : « Dans 90 % des cas, le minage reste financièrement le plus intéressant. L’abattage mécanisée devient une alternative quand il n’est pas possible d’en faire à cause de la nature du matériau et de plus en plus souvent de la réglementation. »

En carrière, sur des terrains stratifiés et faillés, l’exploitant de carrière peut envisager un ripage au bull par passe de plusieurs dizaines de profondeur. Au dernier salon Bauma, Liebherr a dévoilé ainsi un bouteur de 70 tonnes (PR 776). Destiné aux exploitants de carrières et de mines, il est muni d’un ripper pour les travaux de fractionnement.

A côté d’une série de pelles Caterpillar de 40 à 100 t (300) associée à trois lignes d’outils de ripage (dents de déroctage), de chargement (godet rétro) et de fragmentation (BRH), Bergerat Monnoyeur commercialise des bulls de 40 à 100 t (série D) et des accessoires de ripage (dents) auprès des carriers. Utilisées en extraction directe pour certains types de matériau (fragmentés, faillés, moyennement dur), ces bulls labourent la roche avec une dent (90 % des cas en terrain moyennement dur, fragmenté, faillé) ou deux dents (matériaux compacts) placées à l’arrière, puis forme des tas avec la lame fixée à l’avant. Ces tas sont repris à la pelle ou par la chargeuse qui approvisionne le tombereau ou le concasseur mobile. Dans certaines conditions – présence de matériaux non explosibles (marnes élastiques, calcaires et schistes fissurés…) par exemple -, un bull muni d’une dent de déroctage peut tracer son sillon en carrière, analyse Alexis Mulhoff (Komatsu), qui attire l’attention sur deux engins de 50 et 70 t de la marque (D275, 375).

En tout état de cause, les rendements, qui dépendent de différents paramètres (densité, dureté de la roche, configuration du site, nombre de postes…), ne sont absolument pas comparables à ceux du minage, observe François Carrier (Caterpillar). Une pelle, qui sera occupée au ripage pour 30 % de son temps de travail et pour 40 % au chargement, sera nécessairement moins productive qu’une pelle de chargement. Mais l’extraction à l’explosif est coûteuse. Une pelle de ripage et de chargement trouvera sa pertinence économique sur des sites produisant jusqu’à 400 000 t de matériau par an. L’exploitant gagnera à associer un bull de déroctage à une pelle jusqu’à 1 million de tonnes, souligne François Carrier.

J.D