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Travaux Publics – Avec la reprise, quels seront les postes les plus recherchés ?

5 décembre 2016
<span>Travaux Publics</span> – Avec la reprise, quels seront les postes les plus recherchés ?

 

Amorcée dans le bâtiment cette année, la reprise de l’activité s’est fait sentir aussi dans les travaux publics. Elle devrait s’amplifier l’an prochain et se poursuivre dans les trois années à venir avec l’ouverture des chantiers du Grand Paris, analyse Page Personnel. Dans les entreprises, les recrutements ont repris, mais il est prévoir que certains profils seront rapidement en pénurie. Focus.

089« Nous avons a connu deux années très compliquées avec une baisse d’activité sensible dans les travaux publics. 2015 a été une année vraiment noire. En 2016, la reprise enregistrée dans la construction s’est aussi répercutée dans les travaux publics pour lesquels elle sera plutôt une année de stabilisation. On ne peut pas parler vraiment de reprise pour l’instant. Celle-ci devrait plutôt voir le jour à partir de 2017 avec, selon les prévisions, un pic entre 2018 et 2020, grâce notamment aux projets du Grand Paris », analyse Frédéric Rei, directeur senior de la division immobilier et construction de Page Personnel.

Après ces années difficiles, la reprise des recrutements amorcée à la mi-2015 s’est confirmée elle aussi cette année avec une progression des embauches dans les métiers de la maîtrise d’œuvre et des entreprises de travaux, indique une nouvelle étude de PageGroup Construction. Initiée à l’origine par quelques mouvements internes et créations de postes, cette reprise a vite renoué avec une tendance structurelle et la pénurie de certains profils, souligne celle-ci.

Pour l’essentiel, le secteur de l’infrastructure et des travaux publics est dynamisé par le projet de modernisation et de développement des transports en Île-de-France. Précision, les PME seront particulièrement sollicitées entre 2015 et 20020 en région parisienne grâce au calendrier prévisionnel des mises en chantier du Grand Paris.

Pénurie à prévoir en études et en exécution

067« La pénurie de profil concerne le bâtiment de manière générale mais elle aussi les travaux publics, observe Frédéric Rei. Plus l’activité reprendra et plus la pénurie s’accentuera. La question est de savoir si le volume de candidats disponible sera suffisant pour absorber la reprise de l’activité entre 2018 et 2020. Les entreprises ont déjà beaucoup recruté, il y aura forcément un effet à partir de l’année prochaine, la pénurie de candidats va s’accentuer et les entreprises vont devoir s’armer pour y faire face à l’augmentation des recrutements : trouver des solutions de sourcing de candidats, aller chercher ou mettre en place des formations spécifiques en interne, aller chercher des candidats à l’étranger… »

Quels seront les profils de poste les plus en pénuriques dans les trois années à venir ? « Des profils classiques en exécution de chantier, chef de chantier ou conducteur de travaux, des profils sur la partie chiffrage, études de prix, et tout ce qui est lié aux études d’exécution, avec notamment les profils de projeteur VRD », répond le directeur.

Les travaux de réseaux, de canalisations et de télécommunication (fibre optique), fluviaux et maritimes, d’infrastructures (train, tramway…) et de génie civil se portent mieux, alors que le terrassement et les travaux routiers et de voirie sont à la peine. Dans les branches portées par une conjoncture plus favorable, la demande favorisera différents profils : maîtres d’œuvre d’exécution, chefs de projet, et conducteur de travaux pour les infrastructures et les réseaux, chargés d’affaires télécom pour les fibres. Cette demande se fera moins pressante sur les profils de chef d’équipe et de chef de chantier VRD (voirie réseaux divers) mais ceux-ci peuvent envisager de basculer d’un secteur à un autre « sous réserve de formation technique complémentaire. »

Le cabinet de recrutement estime que la création de postes d’ingénieur TP devrait augmenter de 5 % par an en Île-de-France avec l’ouverture des chantiers du Grand paris. Entre 2017 et 2023, les tensions s’accentueront probablement pour les ingénieurs d’études dans un premier temps et pour les ingénieurs d’exécution dans un second temps, explique Frédéric Rei.

Des évolutions de postes contrastées

058« Aujourd’hui, on ne note pas de gros décalages de rémunération entre le bâtiment et les travaux publics ni de hausse généralisée, notamment dans le second secteur, qui est en phase de stabilisation mais pas encore de reprise. Peut-être commencera-t-on à voir les rémunérations évoluer en 2017 ou 2018 », conjecture Frédéric Rei.

D’une manière générale, les hausses et les baisses de salaires se corrèlent à la rareté des profils mais aussi à l’évolution des postes dans le temps, nuance le représentant de Page Personnel. Exemple ? « Quand on compare le profil d’un jeune ingénieur en études de prix ou d’un jeune ingénieur en travaux sur la partie exécution de chantier, on ne notera pas de gros décalage en terme de rémunération et pourtant la pénurie n’est pas la même. D’une manière générale, elle est beaucoup plus importante en études de prix, que ce soit dans le bâtiment ou dans les travaux publics. »

Une raison à cela : « 20 % uniquement des sorties d’écoles d’ingénieurs s’orientent vers les études. Cela créée forcément une pénurie importante mais cela ne se traduit pas dans l’évolution des rémunérations. Celle-ci est aussi liée à l’évolution du poste. En suivi de travaux, elle est peut-être plus importante qu’en études de prix. On y restera quelques années avant d’évoluer vers un poste de responsable, alors que sur la partie travaux il y a différentes étapes : conducteur de travaux, conducteur de travaux principal, directeur de travaux, directeur de région… Il y a des évolutions qui sont un peu plus ouvertes (…). Cela se reflète forcément sur la partie rémunération à long terme. Sur les trois ou quatre premières années, on ne voit pas un gros décalage, c’est après que l’écart se creuse ».

J.D

Profils de poste et rémunérations

059Liées à une reprise plus ou moins affirmé de l’activité mais aussi aux évolutions de carrière, certaines rémunérations annuelles brutes évoluent à la hausse et d’autres à la baisse.

Dans les entreprises générales de BTP, les directeur d’exploitation (70 à 75 K€ de 0 à 2 ans ; 75-85 K€ de 2 à 5 ans ; 85 et + de 5 à 15 ans) et les ingénieurs structures (30-35 K€, 35-45 K€, 45-60 K€) voient leurs salaires baisser. Les chargés d’affaires travaux (35-40 K€, 38-44 K€, 45-50 K€), les ingénieurs études de prix (30-35 K€, 35-40 K€, 40-55 K€), les techniciens études de prix (25-32 K€, 32-36 K€, 36-44 K€) et les ingénieurs commerciaux (35-40 K€, 40-50 K€, 50 et +) enregistrent une progression des leurs.

Du côté de la maîtrise d’œuvre, les appointements des architectes-collaborateurs (26-30 K€, 30-35 K€, 35-45 K€) et des pilotes OPC (30-35 K€, 35-40 K€, 40-50 K€) s’amenuisent. Ceux des ingénieurs spécialistes structures, CFO/CFA, CVC et VRD (30-35 K€, 35-45 K€, 45-55 K€), des ingénieurs responsables commerciaux (35-40 K€, 40-50 K€, 50 et +), des économistes (26-34 K€, 35-40 K€, 40-50 K€) et des techniciens EDP, métreurs, chiffreurs (26-28 K€, 28-32 K€, 32638 K€) augmentent.

 

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