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Travaux publics – Petavit et Socafl prêtes à aborder la reprise

16 décembre 2016
<span>Travaux publics</span> – Petavit et Socafl prêtes à aborder la reprise

Spécialisée dans la pose de canalisations et de conduites forcées, le génie civil hydraulique et le pompage, Petavit s’est installée dans son nouveau siège de Rillieux-la-Pape. Avec la reprise de l’activité dans les travaux publics, la société et son binôme, Socafl (terrassement, VRD), se sont fixés comme objectif d’atteindre la barre des 50 millions de chiffres d’affaires en 2020 par croissance organique et externe.

Petavit a investi 1,5 millions d’euros dans la construction du bâtiment « sobre et fonctionnel » qui abrite désormais ses bureaux (650 m2), un atelier de chaudronnerie (300 m2) et un entrepôt de stockage de matériaux et de matériels (1 000 m2) à quelques dizaines de mètres de son ancien siège.

Spin-off et diversification

Bruno Moine, président de Socavit, de Petavit et de Socafl : « L’objectif est de réaliser 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 : 35 millions pour Petavit et 15 millions avec Socafl, avec un complément par croissance externe. »

Bruno Moine, président de Socavit, de Petavit et de Socafl : « L’objectif est de réaliser 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 : 35 millions pour Petavit et 15 millions avec Socafl, avec un complément par croissance externe. »

Cette PME qui soufflera ses 150 bougies en 2018 rayonne sur le Rhône-Alpe et la Bourgogne. Elle réalise 20 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel avec 120 salariés répartis sur cinq sites dans le Rhône, en Saône et Loire, en Côte d’Or, en Isère et en Haute-Savoie. Les parts en ont été rachetée à Spie Batignolles en 2013 par une holding (Socavit) formée par les quatre dirigeants du pôle « Canalisation » du groupe, Bruno Moine, Bruno Etchevers, Patrick Veron et Yannick Fieujean, avec le soutien de trois investisseurs régionaux*.

La société est gérée avec rigueur. Petavit réinvesti la totalité de ses profits, ne verse pas de dividendes et s’implique dans la formation de ses collaborateurs – 10 % de l’effectif est composé de jeunes alternants. Spécialisée dans la pose de canalisations, elle s’est diversifiée après ce spin-off dans l’installation de conduites forcées pour hydroélectricité, le génie civil hydraulique et le pompage électromécanique.

L’entreprise travaille en synergie avec une autre structure rachetée elle aussi à Spie Batignolles en 2013, Socafl, basée à Pont-de-Veyle, dans l’Ain. Active dans le terrassement et les VRD (Voiries, réseaux divers), celle-ci affiche 15 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 110 collaborateurs.

Croissance organique

Après trois années difficiles (le chiffre d’affaires de Petavit a cédé 17 % en 2015 ), au cours desquelles l’entreprise s’est efforcée de préserver ses effectifs et de maintenir ses résultats à l’équilibre sans cesser d’investir dans son outil industriel et son parc matériel (0,5 millions par an, 2 millions depuis 2015), la reprise qui se dessine dans les travaux publics et plus timidement, dans les réseaux, laisse espérer un redémarrage de l’activité en 2017 et 2018, explique Bruno Moine, président de Petavit et de Socafl.

Dans son cœur de métier, la pose de canalisations, la première compte sur les travaux qui doivent être lancés par les collectivités publiques pour accélérer la réfection de réseaux vieillissants et fuyards. Les chantiers de pose de conduites forcées ouvrent également des perspectives qualifiées d’importantes. La société, qui a réalisé trois opérations cette année, se prépare à en réaliser deux autres l’an prochain.

Dans le génie civil hydraulique (ouvrages en béton armé en contact avec l’eau), elle cible les chantiers de construction de prises d’eau, les travaux de barrages et d’aménagement de rivières. Dans le pompage, elle compte sur son « offre globale » (transport, stockage, pompage, refoulement) pour renforcer sa position.

 Croissance externe

« L’objectif est de réaliser 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 avec un résultat d’exploitation de 2 millions, indique Bruno Moine. 35 millions pour Petavit et 15 millions avec Socafl, avec un complément par croissance externe. » En projet notamment, l’acquisition d’une société spécialisée dans les travaux sans tranchée (réhabilitation de réseaux, fonçage, forage, micro-tunnelier), dont l’activité serait complémentaire de celle des deux entreprises.

Socafl, qui investit au même rythme que Petavit, s’est associée cette année à deux PME de l’Ain, Dan Muller TP (agrégats) et Socatra (terrassement, VRD), pour monter une centrale d’enrobés au sud de Bourg-en-Bresse. La société réalise de belles performances (3 % de résultat) mais son rayon d’action reste cantonné pour l’essentiel au département de l’Ain.

C’est pourquoi elle envisage de l’élargir par croissance externe dans les départements limitrophes mais aussi de développer son activité en Île-de-France en prenant appui sur son agence de Roissy, active sur les chantiers d’Aéroport de Paris. Dans sa ligne de mire : les terrassements de plateformes industrielles, de centres commerciaux ou de parkings de petits cubage (10 à 30 000 m3).

*Fonds régional d’investissement Rhône-Alpes, Rhône-Alpes PME Gestion (Caisse Epargne Rhône-Alpes, Siparex) et Crédit Agricole régions investissement Carvest.

Jacques Daimée