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Réseaux – Vers une légère reprise de l’activité ?

24 avril 2017
<span>Réseaux</span> – Vers une légère reprise de l’activité ?

Après une baisse d’activité de 14 % en deux ans ans, le chiffre d’affaires des entreprises de pose de canalisations s’est stabilisé l’an passé à 5,2 milliards d’euros (entre-1 % et + 0,5 %). Cette année, Canalisateurs de France table sur « une légère reprise. » Analyse.

img_20160225_1118272016 a-t-elle marquée le début d’une stabilisation de l’activité qui pourrait être suivie cette année d’une légère reprise ? C’est l’hypothèse formulée par l’organisation professionnelle dans sa dernière note de conjoncture.

Les entreprises pourraient clôturer leur dernier exercice avec un chiffre d’affaires de 5,2 milliards, avec une évolution comprise entre – 1 % et + 0,5 %. Sur ce chiffre, 4,8 milliards sont générés par les travaux d’adduction d’eau et d’assainissement et 406 millions d’euros par la pose de canalisations de gaz. Après une baisse d’activité de 6 % en 2014 et 8 % en 2015, il se serait stabilisé ou quasi l’an dernier.

L’emploi en a bénéficié de ce léger mieux. Après un recul de près de 10 % sur deux ans, les effectifs salariées devraient eux aussi se stabiliser autour de 34 000 collaborateurs en 2016. Les trois-quarts réalisent des travaux de canalisations. Parmi eux, 67 % d’ouvriers, 22 % d’ETAM (employés techniciens et agents de maîtrise) et 11 % de cadres. Par ailleurs, le nombre de salariés travaillant à temps partiel a légèrement diminué sur la période considérée. Précision, les effectifs intérimaires représentent environ 2 300 personnes.

Signe encourageant : les professionnels ont davantage de visibilité sur leur activité. Le carnet de commandes est passé de 3,1 à 3,6 mois entre 2015 et 2016, même si des disparités subsistent selon la taille des entreprises. Celui-ci va de 2,5 mois pour les plus petites à 5,4 pour les plus grandes.

Dans l’ensemble, celles-ci dressent le même le constat : l’activité est de plus en plus concentrée sur l’année et les opérations démarrent lentement, ce qui induit de nombreux problèmes en termes de visibilité, de prix, de trésorerie, de délais de paiement et in fine, de gestion du temps et des ressources humaines.

« Frémissement » de l’activité espéré cette année

img_0783Comment se présentent les mois à venir ? Les changements induits par la loi Notre en particulier se traduisent toujours par un attentisme fort, souligne Canalisateurs de France. Plus positif, les appels à projets des agences de l’Eau ont permis de voir émerger différentes opréations dans certaines régions. C’est le cas, par exemple, du bassin Adour-Garonne : 80 millions de subventions y ont été consacrées à la lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau potable.

Par ailleurs, les niveaux de prix sont toujours tirés vers le bas, en raison d’une concurrence accrue. Les entreprises sont toujours plus nombreuses à anticiper une nouvelle baisse plutôt qu’une hausse. Enfin, les délais de paiement demeurent importants. Tous clients confondus, ils sont évalués à 56 jours pour ceux dits « classiques » et à 28 jours pour ceux dits « cachés »,  des chiffres que Canalisateurs de France met en rapport avec le délai de 30 jours applicable aux collectivités.

Dans ce contexte en demi-teinte, l’organisation professionnelle espère néanmoins une légère reprise de l’activité cette année. Facteurs déterminants de cette éventuelle reprise : la fin de la baisse voire un redémarrage de l’investissement des collectivités et notamment, du bloc communal, dans les travaux publics.

Pour le secteur de l’eau et de l’assainissement, qui est financé par les budgets annexes, eux-mêmes alimentés par les factures d’eau, les prévisions sont prudentes. « L’harmonisation des prix de l’eau, dans le cadre des fusions et des transferts des compétences eau et assainissement aux EPCI à fiscalité propre, continuent de créer un climat d’attentisme, susceptible d’impacter l’activité », analyse Canalisateurs de France en augurant : « L’année 2017, loin d’être celle d’une franche reprise, devrait permettre un frémissement ».

J.D

Chiffres clés

 . Economie

350 entreprises

34 000 salariés

5,2 milliards de chiffre d’affaires (-1 % à + 0,5 %)

4,8 milliards pour l’adduction d’eau et l’assainissement

406 millions d’euros pour les canalisations de gaz

14 % de l’activité des travaux publics

 . Patrimoine

31 000 services dont :

14 000 services de l’eau

17 000 services d’assainissement collectif

1 million de km de réseau d’eau potable

380 000 km de réseaux d’eaux usées et pluviales

300 milliards d’euros de valeur patrimoniale

40 % des réseaux d’eau potable ont plus de 40 ans

1 milliard de m3 d’eau perdu chaque année (100 millions d’euros)

35 000 km de gazoducs

195 000 km de canalisations de gaz