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Matériels – 2017 en confiance pour les constructeurs d’engins de chantiers

21 juin 2017
<span>Matériels</span> –  2017 en confiance pour les constructeurs d’engins de chantiers

2017 devrait être une bonne année pour les constructeurs de machines et d’équipements de chantier, augure le Cisma* dans sa dernière note de conjoncture. Les résultats du premier trimestre sont venus conforter sa confiance pour le reste de l’exercice.

« Si le produit intérieur brut en volume n’a augmenté que de 0,3%, l’investissement, porté par des éléments circonstanciels mais surtout par un dynamisme des secteurs clients, a accéléré de presque 1% », indique cette note. Tous secteurs confondus, les industriels fédérés par le Cisma ont enregistré des commandes en forte hausse. Le second semestre devrait prolonger cette tendance « à un rythme moins élevé. » Sur l’année, les fabricants d’engins de chantier tablent sur une croissance de leur chiffre d’affaires de 6 % ; ceux de matériels et systèmes de manutention, sur une progression de 8% .

Carnets de commandes bien garnis dans le BTP

Croissance de l’activité du bâtiment résidentiel et non résidentiel, consolidation de celle des travaux publics dans les mois à venir, rebond de celle de la construction routière au premier quadrimestre, mais également de celle de la location de machines et d’équipements de chantier : le secteur de la construction devrait croître de près de 4% cette année et la demande de matériels rester soutenue.

Aujourd’hui, souligne le Cisma, les carnets de commandes atteignent des niveaux qui n’ont plus été observés depuis la crise de 2009 : « Quatre mois en moyenne pour les matériels de terrassement ; même chose pour les chariots télescopiques ou encore les nacelles automotrices, et même 5 mois concernant les matériels pour la fabrication et le transport du béton. » Ce surcroît de commandes est alimenté par le marché intérieur mais aussi par la croissance des exportations vers l’Allemagne, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Dans l’hexagone, les ventes de matériels compacts ont progressé de 23% sur quatre mois. Elles ont été tirées par celles de mini-pelles (+29%) ou de pelles sur pneus (+63%). La progression est plus modérée pour les matériels lourds de terrassement (+8%) ou routiers (+  9%). Dans ce contexte, les industriels ont revu à la hausse leur prévision de chiffre d’affaires de + 2 à +6% contre +2%.

Avec un portefeuille de commandes qui enflent et des stocks au plus bas, les entreprises tournent aujourd’hui à 75 % de leurs capacités de production, soit près de 5 %  de plus que la moyenne calculée sur les 10 dernières années. Conséquence : les délais de livraisons s’allongent sensiblement. Cette reprise profite aussi à l’emploi : les effectifs ont augmenté à nouveau après plusieurs années de recul.

Confiance mais prudence dans la manutention

Dans le secteur de la manutention, les investissements sont également orientés à la hausse. Les industriels français ont relevé leurs prévisions annuelles et tablent désormais sur une augmentation de de 6% (contre 4% en 2016). Le mouvement devrait être particulièrement sensible pour les biens d’équipements (+ 27%).

Plusieurs facteurs conjuguent ici leurs effets, analyse le Cisma : des conditions de financement très favorables, l’augmentation de la rentabilité des entreprises, des incitations fiscales très avantageuses, l’excellent climat des affaires et les meilleures perspectives économiques. « Par ailleurs, note l’organisation professionnelle, le taux d’utilisation des capacités de production élevé suggère également une obsolescence croissante du stock de capital, et, en conséquence, des investissements de remplacement à venir. »

Ce contexte qualifié de porteur profite aux constructeurs de matériels et systèmes de manutention. L’activité est tirée par le marché intérieur et par des exportations en progression de 2% sur le premier quadrimestre. Les commandes enregistrent des progressions parfois très sensibles : + 21% pour les chariots électriques à fin mai ou + 9% pour les chariots industriels thermiques.

De leur côté, les fabricants de systèmes automatisés continuent de faire face à une demande très forte d’automatisation des plateformes logistiques, des entrepôts de stockage, des aérogares et des sites industriels. En revanche, les commandes de ponts roulants, de treuils ou de palans sont en légère perte de vitesse sur le premier trimestre avec une baisse des commandes en volume de près de 5%. Elément d’explication : « L’absence de nouveaux projets industriels en France. »

« Confiants mais prudents », les industriels de la manutention prévoient une progression de leur chiffre d’affaires de 8% cette année. Dans le secteur, la reprise de l’activité stimule également l’emploi, « avec des effectifs qui continuent de progresser à vive allure, à +4%, après +3% l’an dernier. »

*Syndicat des équipements pour la Construction, les infrastructures, la sidérurgie et la manutention.