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Ingénierie – Ingérop : un développement centré sur la croissance externe

17 juin 2016
<span>Ingénierie</span> – Ingérop : un développement centré sur la croissance externe

Le groupe d’ingénierie, qui réalise des études et des missions de maîtrise d’œuvre sur les plus grands projets français (Grand Paris Express, Cadarache, Cigéo, BPL, contournement autoroutier de Strasbourg…), doit aller chercher des relais de croissance à l’international. Ses filiales s’activent plus particulièrement en Afrique, en Amérique andine et en Asie. De nouvelles acquisitions sont en vue pour cette entreprise qui base son développement sur la croissance externe.

Yves Metz, président d’Ingérop : « Nous voulons rester parmi les entreprises d’ingénierie les plus rentables. »

Yves Metz, président d’Ingérop : « Nous voulons rester parmi les entreprises d’ingénierie les plus rentables. »

« Une situation globale financièrement saine, avec un niveau d’activité et des résultats très encourageants » : c’est en ces termes qu’Yves Metz, président d’Ingérop, a présenté son bilan 2015. Le groupe d’ingénierie, qui s’est installé en janvier dans de nouveaux bureaux à Rueil-Malmaison, annonce un chiffre d’affaires en hausse de 5 % à 199 millions d’euros, un Ebit (bénéfice avant intérêts et impôts) en augmentation de 5 % et un résultat net qui dépasse 4 % du C.A (8,1 millions) « pour la quatrième année consécutive. » Des « résultats solides » qui positionnent l’entreprise, selon son patron, parmi les leaders de l’ingénierie.  « Régulière et sans à-coups » depuis 2000, date à laquelle Ingérop a repris son indépendance, la progression du C.A (+ 6 % par an jusqu’en 2010, + 5 % depuis) a été générée pour l’essentiel, l’an passé, par la croissance externe (80 %), loin devant la croissance organique (20 %).

« Rentabilité récurrente »

Yves Metz attribue « la rentabilité récurrente » du groupe à la répartition de ses activités entre deux pôles et partant, à leur capacité à absorber les fluctuations de la conjoncture : infrastructures et systèmes de transport (53 % du C.A) – aménagement urbain, mobilité, eau, environnement – et construction (47 %) – bâtiment, installations industrielles, énergie. Il l’attribue également à la bonne tenue d’un carnet de commandes – 320 millions, soit 19 mois d’activité – qui privilégie les contrats longs (10 à 15 ans sur le Grand Paris par exemple). Il l’attribue encore au développement de l’activité à l’international. La part de celle-ci est passée de 15 à 21 % du C.A entre 2014 et 2015 à 42 millions. « Un grand pas en avant », commente le P-DG. Les deux tiers de ce chiffre sont dégagés par les principales filiales de l’entreprise dans une dizaine de pays : Europe (Espagne, Suisse, Royaume-Uni), Afrique (Maghreb, Sénégal, Afrique du Sud, Mozambique) et Amérique Latine (Chili). D’autres petites filiales contribuent activement au bilan, au Monténégro, en Bulgarie et en Pologne, en Arabie Saoudite et en Colombie. Ingérop a pris une participation minoritaire (15 %) dans une société créée au Japon avec un industriel nippon, Ingérosec, qui se positionne sur les projets asiatiques mais aussi africains.

2016 en croissance

L’an passé, le groupe s’est renforcé par croissance externe en France (79 % du C.A) et à l’étranger (21 %). Dans l’hexagone, il a acquis la société lilloise ETR (construction). En Grande-Bretagne et en Afrique de Sud, une entreprise londonienne, Rendel (grandes infrastructures), et un ingénieriste du Cap, Ice Tygerberg (infrastructures, génie civil…), sont entrés dans son orbite. Cette année, Ingérop table sur une nouvelle augmentation de son chiffre d’affaires à 200 ou à 210 millions d’euros, en maintenant sa rentabilité. Avec 80 % de ce chiffre réalisé en France, une inflation proche de zéro et des collectivités endettées, le groupe ne peut pas compter sur la seule croissance organique, indique Yves Metz. Son développement passe par la consolidation de ses positions à l’étranger et clairement, par la croissance externe.

Nouvelles acquisitions en vue

Ingérop pourrait annoncer celle d’une société tricolore active dans le bâtiment avant l’été et d’une ou deux autres sociétés spécialisées dans l’énergie d’ici à la fin de l’année. D’ici à la fin de l’année également, l’entreprise envisage d’acquérir en Afrique une autre société centrée sur les infrastructures, le bâtiment et l’énergie. Le continent africain (7,5 % du C.A) est l’un des axes de croissance majeur du groupe. En attendant le redémarrage de l’activité en Arabie Saoudite, où il a créé une filiale l’an dernier après y avoir remporté quatre gros contrats, il porte également l’offensive en Amérique andine – Chili, Pérou et Colombie – (5 %). Avec Rendel et Ingérosec, il se focalise aussi sur l’Asie. En 2013, Ingérop s’était fixé comme objectif d’augmenter son activité de 50 % d’ici à 2020 et de faire passer son chiffre d’affaires de 180 à 270 millions, rappelle Yves Metz. Avec une progression de 5% et plutôt 6 % de son activité par an, le groupe peut tenir cet objectif. Mais la moitié de cette progression devra venir de la croissance externe, souligne son P-DG.

J.D

Photo : Ingérop assure une mission de maîtrise d’oeuvre sur la LGV Bretagne/Pays-de-Loire

 

Chiffres clés

1 700 salariés, dont 1 350 en France

199 millions d’euros de chiffres d’affaires (+ 5 %)

8,1 millions de résultat net (4 % du C.A)

79 % du C.A en France

21 % du C.A à l’international

320 millions de carnet de commandes (19 mois d’activité)

53 % de l’activité dans les infrastructures

47 % de l’activité dans la construction

150 à 200 embauches prévues cette année