Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Marchés - Ingénierie – Egis en croissance

Ingénierie – Egis en croissance

25 avril 2017
<span>Ingénierie</span> – Egis en croissance

Grâce à la croissance de l’activité enregistrée l’an passé en France et plus encore, en Inde, au Moyen-Orient et au Brésil, le groupe d’ingénierie a passé la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires l’an passé. Il prévoit de le multiplier par deux d’ici à quelques années en diversifiant son offre, en poursuivant son expansion géographique, en se renforçant sur les marchés en développement et en se positionnant sur ceux des transitions énergétique, écologique et numérique.

Nicolas Jachiet, P-DG d’Egis : « Nous attendons un politique pour les infrastructures, une clarté dans la programmation des projets de l’Etat et la reprise de l’investissement des collectivités locales, car les chiffres globaux sont assez inquiétants. Selon l’Observatoire de la commande publique, les travaux ont baissé de 40 % entre 2012 et 2016. »

Nicolas Jachiet, P-DG d’Egis : « Nous attendons un politique pour les infrastructures, une clarté dans la programmation des projets de l’Etat et la reprise de l’investissement des collectivités locales, car les chiffres globaux sont assez inquiétants. Selon l’Observatoire de la commande publique, les travaux ont baissé de 40 % entre 2012 et 2016. »

En 2016, Egis a vu son activité progresser de 9,3 % par croissance externe et organique, ce qui lui a permis de franchir le seuil du milliard de chiffre d’affaires, avec un résultat net de 30,4 millions. Le vingt-troisième groupe d’ingénierie mondial (hors sociétés chinoises et Oil and Gas) a réalisé 63 % de son C.A à l’international (+ 13,6 %). Sa part s’est encore accrue l’an passé, même si l’activité française est repartie à la hausse, mais à un rythme moins soutenu qu’à l’étranger, souligne Nicolas Jachiet, P-DG d’Egis.

Hors et à l’intérieur des frontières, la croissance a été tirée par les grands contrats engrangés en 2016, souligne Rémi Cunin, directeur général délégué. L’entreprise, qui s’est vu confier début mars l’assistance à maîtrise d’ouvrage de la future liaison ferroviaire entre l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et le centre de Paris (CDG), a remporté également la maîtrise d’œuvre des lignes 18 (systèmes) et 15 Est (infrastructures) du Grand Paris Express entre d’une part, Orly et Versailles via Saclay et d’autre part, Saint-Denis-Pleyel et Champigny-Centre. Egis s’est vu attribuer aussi une mission d’assistance technique pour l’aménagement des 38 sites sportifs de Paris 2024, la conception et la réalisation de l’extension sur la mer de l’anse du Portier (6 ha) à Monaco ou encore, la réalisation, l’exploitation et la maintenance du réseau de chaleur de la Zac de l’Arsenal à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

A l’étranger, Egis a posé le pied outre-Manche en signant le contrat de l’extension du tramway de Birmingham. Dans son escarcelle également : l’exploitation du troisième pont sur le Bosphore à Istanbul, la modernisation du réseau de distribution d’eau potable de Brasilia au Brésil ou le pilotage du programme « smart city » de Bhubaneswar en Inde.

Doubler le chiffre d’affaires en cinq ans

Le groupe s’est réorganisé en début d’année autour du onze « business unit » : deux « métiers » (conseil, montage-exploitation-nouveaux services), cinq « domaines » (grands ouvrages-eau-environnement-énergie, rail, villes-routes-mobilités…) et quatre « géographiques » (Moyen-Orient, Brésil, Inde…).

Avec un carnet de commandes représentant près de vingt mois d’activité à 1,38 milliards, il a attaqué son nouvel exercice sur la même dynamique positive que les deux précédents. Une dynamique que le groupe entend bien amplifier par croissance organique, en engrangeant de nouveaux grands projets, et par acquisitions, pour compléter son offre. Objectif affiché : atteindre les deux milliards de chiffre d’affaires d’ici à cinq ans et entrer dans le Top 5 mondial des sociétés mondiale d’origine européenne.

Adopté l’an dernier, le projet stratégique de l’entreprise vise à accompagner son développement jusqu’en 2018. La feuille de route s’articule autour de cinq items. Parmi eux : augmenter le résultat net, renforcer la présence locale et poursuivre l’expansion géographique, diversifier l’offre (équipements clés en main, exploitation, services à la mobilité du type véhicules ou stationnements de surface connectés), se renforcer sur les marchés en développement et se positionner sur ceux des transitions énergétiques, écologiques et numériques.

Dans le rail par exemple (200 millions de C.A avec 1 700 salariés), Egis ambitionne de figurer l’an prochain dans le Top 5 mondial des ingénieries. A cet égard, le Grand Paris Express lui offre une réelle caisse de résonance pour mettre en avant ses qualités d’intégrateur, souligne Olivier Bouvard, directeur de la « business unit » rail. Des qualités qu’elle peut faire valoir sur les marchés sur lesquels elle s’est installée ces dernières années (Moyen-Orient, Inde, Afrique) mais aussi sur ceux qu’elle envisage d’investir plus avant : Amérique Latine, Royaume-Uni, Europe de l’Est et Asie du Sud-Est.

J.D

 

Chiffres clés 2016

1,020 milliards de chiffre d’affaires (+ 9,3 %)

30,4 millions de résultat net (+ xx %)

76 % du C.A dans l’ingénierie et le conseil

24 % dans l’exploitation et les services à la mobilité

63 % du C.A à l’international

13 800 salariés dont :

5 500 dans l’exploitation

8 300 dans l’ingénierie (3 800 en France, 4 500 à l’étranger)

 

Répartition du chiffre d’affaires à l’international

France : 37 %

Europe (hors France) : 20 %

Moyen-Orient : 17 %

Afrique : 10 %

Asie : 7 %

Amérique : 7 %

Australie-Océanie : 2 %