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Géosynthétiques – Maccafferi : faire barrage aux vagues et au vent

10 janvier 2017
<span>Géosynthétiques</span> – Maccafferi : faire barrage aux vagues et au vent
Alexandre Plastre, responsable du bureau technique de Macafferi : « Avec les géosynthétiques, le maître d’ouvrage économise les matériaux de carrière et leur transport, réutilise éventuellement des excédents de dragage et réduit l’impact écologique de son projet. »

Alexandre Plastre, responsable du bureau technique de Macafferi : « Avec les géosynthétiques, le maître d’ouvrage économise les matériaux de carrière et leur transport, réutilise éventuellement des excédents de dragage et réduit l’impact écologique de son projet. »

Liée à des phénomènes naturels (vagues, vents) mais aggravée par les activités humaines (ouvrages pris sur la mer…), l’érosion côtière conduit une entreprise comme Maccafferi à proposer ses solutions sur les chantiers de construction ou de rénovation d’ouvrages maritimes et de protection de plages et de dunes, explique Alexandre Plastre, responsable du bureau technique.

Sur les brises lames immergés, qui associent traditionnellement une carapace rocheuse et un noyau granulaire posé sur un géotextile anti-affouillement, elle propose d’en remplacer le cœur par un tube géosynthétique contenant du sable marin prélevé le plus souvent in situ par une pompe suceuse et l’enrochement par des gabions. Le maître d’ouvrage économise les matériaux de carrière et leur transport, réutilise éventuellement des excédents de dragage et réduit l’impact écologique de ses travaux. Il construit aussi son ouvrage plus rapidement et à moindre coût, affirme lui aussi Alexandre Plastre.

Traités contres les UV, les géosynthétiques du fabricant sont certifiés CE pour une durée de vie de 25 ans si la mise en œuvre est réalisé dans les règles de l’art. Sensible au rayonnement solaire, le matériau l’est aussi aux agressions extérieures. D’où la nécessité de l’immerger et/ou de le protéger avec un enrochement ou des gabions.

Pour le reste, Maccaferri en adapte la résistance à la pression de pompage ; la maille, à la granulométrie des fines ; les dimensions, à l’ouvrage et à la cadence de pose. La pose est confiée à une entreprise spécialisée. D’autres structures tubulaires permettent de lutter contre l’érosion du littoral.

C’est le cas de ces gros sacs de 2 m3 remplis à la pelle puis scellés et juxtaposés pour former des brises lames sous faible tirant d’eau ou des noyaux de dunes. Possibilité est également offerte de les enterrer en bordure des plages qui présentent une trop forte déclivité puis de les recouvrir de matelas de gabions en fil d’acier gainé de polymère pour les mettre à l’abri des flux et des reflux.

Pour protéger ou aider au rechargement de certaines buttes sableuses ou de grèves, la société propose encore des barrières – une bande en géosynthétique tendue entre des poteaux – capable d’atténuer la force du vent (jusqu’à 90 %) et d’orienter le point de chute des particules volantes.

Parmi ses chantiers les plus emblématiques, la société cite le matelas filtrants ballastés anti-affouillement qu’elle a posé sous les enrochements placés sous les vannes anti-inondations de Venise. Ce géomatelas prend une strate de gravier en sandwich entre deux géotextiles de filtration et de séparation.

J.D