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Géosynthétiques – Afitex : drainage de digues et d’épis

6 janvier 2017
<span>Géosynthétiques</span> – Afitex : drainage de digues et d’épis
Charline Lebrun, ingénieure d’études au département technique d’Afitex : « Préférer les géosynthétiques aux matériaux naturels, c’est faire une économie de temps, d’argent et de ressources naturelles. »

Charline Lebrun, ingénieure d’études au département technique d’Afitex : « Préférer les géosynthétiques aux matériaux naturels, c’est faire une économie de temps, d’argent et de ressources naturelles. »

Spécialisée dans les géotextiles de drainage, d’étanchéité et de soutènement de sol, la société Afitex n’a pas d’applications directes en érosion marine mais elle est susceptible de proposer des solutions de protection des ouvrages (digues, épis…), explique Charline Lebrun, ingénieure d’études au département technique.

Cette société chartraise a mis au point un géocomposite à mini drains qui se place en soubassement de digues pour drainer le sol sous-jacent et éviter les remontées d’eau susceptibles de les dégrader. Une solution alternative aux dispositifs de protection traditionnels : une couche de matériau granulaire prise en sandwich entre deux strates de sable filtrantes. Afitex y substitue un géocomposite constitué de trois géotextiles associés par aiguilletage (un drainant, deux filtrants) avec des mini drains (des tubes annelés de 16 à 25 mm de diamètre) placés à intervalles variables en fonction de la quantité d’eau à drainer.

L’industriel de Champhol commercialise aussi un système de drainage vertical destiné à protéger les corps de digues : la nappe drainante est entourée ici de deux géosynthétiques filtrants mais sans mini drains, l’humidité s’évacuant par gravité. Plus classiquement, il propose un géotextile de protection des jetées ou des épis contre les enrochements naturels et artificiels, une nappe qui doit sa résistance à la traction et au poinçonnement à sa masse surfacique (800/1 000 g par m2).

Sur les chantiers côtiers, les solutions géosynthétiques sont nettement plus économiques et écologiques que les solutions granulaires, assure Charline Lebrun. Tout dépend de la proximité des carrières avec les chantiers mais d’une manière générale, l’entreprise y gagne sur les transports et la pose (comparable à un déroulage de moquette). « Sur un chantier de 8 000 m2, un camion de géocomposite de drainage équivaut à 150 camions de granulats », image l’ingénieure.

Afitex compte sur l’innovation pour se différencier des grands acteurs de la filière. En érosion de berges, elle travaille sur un géocomposite couplé avec des électrodes. L’objectif est d’améliorer le drainage de l’eau par un phénomène d’électrocinétique. En milieu marin, cette technique pourrait être utilisée pour affaisser les sédiments. Afitex travaille aussi sur un géosynthétique dépolluant. Sur le principe, des fils seraient insérés dans les mini drains pour y piéger les métaux lourds et le carbone organique.

J.D