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Génie civil spécialisé – Freyssinet veut devenir le numéro un mondial de la réparation structurelle

6 mars 2017
<span>Génie civil spécialisé</span> – Freyssinet veut devenir le numéro un mondial de la réparation structurelle

Connu par son activité dans la construction, la filiale de Vinci voudrait l’être davantage pour son expertise en réparation structurelle des structures de génie civil, infrastructures et ouvrages d’art. Freyssinet a intégré les compétences de ses filiales spécialisées et leurs solutions techniques dans une offre baptisée Foreva. Un levier de développement important pour l’entreprise qui ambitionne de devenir numéro un mondial dans cette spécialité.

Jean-Philippe Ricard, directeur général adjoint de Freyssinet : « Freyssinet se positionne comme une entreprise générale de réparation structurelle. »

Jean-Philippe Ricard, directeur général adjoint de Freyssinet : « Freyssinet se positionne comme une entreprise générale de réparation structurelle. »

Réparation, renforcement et protection des ouvrages d’art, maîtrise de la corrosion des armatures dans le béton, inspection et maintenance des câbles de précontrainte et des ponts à haubans… La rénovation structurelle et l’entretien des structures de génie civil contribuent pour 40 % du chiffre d’affaires total du Freyssinet (800 millions d’euros), a rappelé Jean-Philippe Ricard, directeur général adjoint, début mars, devant un parterre de sociétés d’assurance et de cabinets d’expertise auxquels il présentait l’offre du groupe ; une cible avec laquelle il estime avoir « un socle de clients communs » dans les domaines de l’expertise, des sinistres et de leur prévention.

En soixante-dix ans d’existence, « l’entreprise la plus high-tech du groupe Vinci » a su affirmer son leadership dans le génie civil spécialisé avec les techniques (précontrainte, haubans…) qu’elle met en œuvre sur les grands chantiers d’infrastructures routières ou ferroviaires ou dans le nucléaire. Celle-ci revendique plus de 200 références dans le monde entier. Bémol : son image est « un peu biaisée », regrette Jean-Philippe Ricard. Son expertise est surtout connue dans la construction des ouvrages neufs ; il lui reste à faire connaitre davantage celle qu’elle possède dans la réparation structurelle.

Devenir numéro un mondial

Dans l’hexagone, l’entreprise a joué cette carte au tournant des années quatre-vingt dix et deux mille pour faire face à la diminution du nombre des grands marchés d’infrastructures avant de se tourner vers l’international à l’orée du deuxième millénaire.

Leader français de la spécialité – la réparation génère 90 % du C.A national (120 millions) -, Freyssinet ambitionne d’en devenir le numéro un mondial. Dans sa ligne de mire : l’Europe occidentale ou les Etats-Unis et plus largement, les zones dans lesquelles les infrastructures vieillissantes font exploser le demande.

Pour atteindre cet objectif, le groupe estime avoir quatre atouts maîtres dans son jeu. Sa proximité, d’abord, ou sa capacité technique à accompagner les gestionnaires d’infrastructures sur leurs projets dans 70 pays par le biais de ses filiales et de ses pôles d’ingénierie, Sogea Satom (Vinci) lui apportant son appui en Afrique. Sa capacité, également, à réagir à l’imprévu en mobilisant son bureau d’études et une main d’œuvre qualifiée autour d’opérations de réparation spécifiques, urgentes et évolutives.

Sa capacité, enfin, à intégrer l’ensemble de la chaîne de valeur autour de ces opérations : diagnostic, conception et réalisation clés en main. Sa capacité, encore, à traiter « toutes les problématiques de réparations structurelles sur n’importe quelles structures. »

Une offre intégrée

Fabien Tesson, responsable réparation à l’international de Freyssinet : « La marque Foreva a été créée avec l’idée d’intégrer les compétences des filiales spécialisées dans la réparation structurelle et de labélliser leurs solutions techniques. »

Fabien Tesson, responsable réparation à l’international de Freyssinet : « La marque Foreva a été créée avec l’idée d’intégrer les compétences des filiales spécialisées dans la réparation structurelle et de labélliser leurs solutions techniques. »

Cette chaîne de valeur a été constituée dans les années 2000 avec le développement de l’activité de réparation à l’étranger, rappelle Fabien Tesson, responsable « réparation » à l’international. Les compétences des filiales spécialisées du groupe et leurs solutions techniques ont été intégrées dans une offre globale baptisée Foreva.

Fabien Tesson détaille l’étendu du savoir-faire que l’entreprise est capable de déployer pour sauvegarder, améliorer et pérenniser les structures de génie civil. Le « panorama » est vaste : bâtiments et équipements, outils industriels, infrastructures de transport, tunnels et galeries, ouvrages hydrauliques et offshore… Les raisons d’intervenir sont nombreuses : vieillissement, pathologies des matériaux, erreurs de conception, problèmes de fondation ou de corrosion, changement d’usage, évolution de la réglementation… Le « porte-folio technique » contient les solutions adaptées à chaque cas de figure : hydro-démolition, ragréage et béton projeté en réparation de structures, précontrainte additionnelle ou composite en renforcement, transfert de charge, vérinage, micropieux ou injection en reprise en sous-œuvre…

« Freyssinet se positionne comme une entreprise générale de réparation », résume Jean-Philippe Ricard. Celle-ci s’intéresse à tous les projets quels que soit leur taille, observe François Lanchantin, responsable « réparation » France, en précisant que le chiffre d’affaires national est constitué par l’apport de quelque 1 900 commandes. Le groupe compte une vingtaine d’implantations dans l’hexagone, les clients potentiels sont à une heure et demie au plus de ses experts.

J.D

Crédit photo : Freyssinet
Chiffres clés

800 millions d’euros de chiffre d’affaires dont,

120 millions en France

7 500 salariés

20 implantations en France

70 filiales

100 pays couverts