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Fondations spéciales – Nouvelle dynamique pour Dacquin

9 mai 2017
<span>Fondations spéciales</span> – Nouvelle dynamique pour Dacquin

Complémentarité des métiers et des implantations géographiques, possibilité de continuer à se développer sur le marché des grandes infrastructures… Trois mois après s’être rapproché de NGE et de GTS, sa filiale spécialisée dans les fondations profondes, la société Dacquin se dit convaincu de s’être adossée à un partenaire susceptible d’assurer sa croissance à long terme.

Dacquin a rejoint le pôle travaux géotechniques du groupe NGE en janvier dernier. Piloté par sa filiale GTS et son directeur général, Christian Altazin, ce pôle se positionne sur le marché des fondations profondes, avec une offre technique complète : parois moulées, forage de pieux… Laurent Georget, ex-président et désormais directeur général adjoint de Dacquin, insiste sur l’intérêt de ce rapprochement pour une entreprise qui a réalisé 56 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an passé avec 196 salariés

Développement rapide

Laurent Georget, directeur général adjoint de Dacquin : "Nous regardons où nous pouvons déployer notre énergie avec le maximum de résultats."

Laurent Georget, directeur général adjoint de Dacquin : « Nous regardons où nous pouvons déployer notre énergie avec le maximum de résultats. »

« C’est une entreprise qui a eu un développement rapide au cours des douze dernières années. Son activité était encore très régionale quand je l’ai reprise, basée autour de son siège social, à proximité de Rennes. Elle s’est étendue progressivement. Aujourd’hui, nous sommes présents partout en France, sauf dans l’Est », rappelle Laurent Georget.

Cette extension géographique est, selon lui, la résultante d’une triple option stratégique. Dacquin a décidé d’abord d’ouvrir des agences à Paris, à Lille, à Aix-en-Provence, à Bordeaux, à Poitiers, à Clermont-Ferrand, à Nantes et à Lyon à partir de 2008-2009 « pour créer un maillage commercial » à même « de générer des activités récurrentes. » Ce maillage territorial l’a également aidé « à absorber l’effet de la crise de 2008. »

L’entreprise a choisit aussi de se développer sur le marché des travaux publics et notamment, sur celui des grands travaux d’infrastructures, avec de beaux chantiers à la clé : LGV Sud-Europe-Atlantique (Tours-Bordeaux) et Bretagne/Pays-de-la-Loire (Le Mans-Rennes), métro de Rennes puis Grand Paris.

« Au-delà de la croissance organique », l’entreprise a fait également le choix de la croissance externe avec l’acquisition d’Infraco en 2011 et de Technitra en 2014. « Deux sociétés qui sont aujourd’hui complètement intégrée à Dacquin », souligne le DGA.

Culture commune

dacquin-071L’entreprise a assumé seule cette croissance jusqu’au métro de Rennes, explique Laurent Georget. Avec le Grand Paris, elle est passée à la vitesse supérieure, « avec d’autres dimensions de chantier, d’autres enjeux, d’autres risques et d’autres niveaux de marchés en terme de volume. »

Avant son rachat par NGE, Dacquin « a mené a bien la réponse et la participation à un certain nombre d’appels d’offres. » C’est ainsi qu’elle a remporté le chantier de l’arrière gare de Noisy-le Grand (Ligne 15 sud) en groupement avec Léon grosse. Une opération qui lui a permis de comprendre qu’il lui serait assez « compliqué d’aller vers les grands groupements de génie civil et vers des lots d’un montant souvent très supérieurs » à ceux pour lesquels elle était dimensionné.

« A ce moment là, il m’a semblé intéressant de se rapprocher d’un groupe de génie civil », confie Laurent Georget. Qui précise : « C’est vrai qu’avec cette perspective du Grand Paris et l’enjeu que représente les fondations spéciales, cela faisait déjà deux ans que nous étions sollicités par différents groupes. »

Le dirigeant s’est tourné vers NGE pour trois raisons essentielles : « Premièrement, c’est un groupe qui a une culture de génie civil et des racines dans le terrassement (…). Deuxièmement, c’est un groupe en forte croissance. Troisièmement, c’est un groupe dont l’actionnariat est détenu très majoritairement par des opérationnels, dirigeants et salariés. Cela donne une forme de gouvernance qui garantit que les décideurs sont dans l’exploitation. »

Chantiers récurrents et grands projets

dacquin-016Pour Dacquin, le champ des possibles s’est élargit. « Cette intégration nous permet de poursuivre nos projets avec des moyens financiers, d’association et de participation aux appels d’offres encore plus importants », assure le DGA.

L’entreprise bénéficie aussi du maillage régional de NGE et de GTS, complémentaire du sien. « Même si le bâtiment reprend un petit peu, le marché est particulier en ce moment. Il est surtout tiré par les grands marchés d’infrastructures. A côté, il faut aussi le fond de commerce, l’accès au marché, les chantiers récurrents grâce auxquels on lisse l’activité », éclaire Laurent Georget.

De ce point de vue, souligne-t-il, les métiers de Dacquin et ceux de GTS « ne sont pas tout à fait les mêmes. Nous sommes vraiment complémentaires. Sur la centaine de millions d’euros de travaux que réalise GTS, nous avons moins d’une dizaine de millions de travaux en commun. »

Stratégiquement, le spécialiste des fondations profondes entend renforcer sa « présence régionale » et si la reprise se confirme sur dans le bâtiment, continuer à se développer sur les marchés des grandes infrastructures. Précision, il souhaite plus particulièrement renforcer ses positions en Île-de-France à partir de son agence à Nanterre.

J.D