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Ferroviaire – La SNCF fait le pari des drones pour la maintenance ?

19 octobre 2015
<span>Ferroviaire</span> – La SNCF fait le pari des drones pour la maintenance ?

Démonstrations à l’appui, la SNCF a présenté dernièrement les drones qu’elle utilise pour surveiller et inspecter le réseau ferré et ses abords sur le site de la sous-station d’alimentation électrique de Coubert, en Seine-et-Marne. Des inspections qui préludent à différents programmes de travaux. Tour d’horizon.

Un drone multicoptère s’est envolé sous les yeux d’Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, pour balayer une installation assez difficile d’accès. Dans sa ligne de mire : la recherche d’anomalies thermiques révélatrices de disfonctionnements appelant une maintenance préventive. Ce drone de 2 kilos avait déjà été utilisé en juillet et août sur le nœud ferroviaire puis en septembre pour surveiller un chantier près de Béziers. Avec ou sans pilotes, d’autres engins volants prendront l’air dans les mois à venir pour des missions de sureté : drones longue portée (13 kg) pour surveiller des linéaires de voies la nuit (détection d’intrusions…) ou réaliser des diagnostics rapides après tempêtes, nanodrones (18 gr), autogires ou ULM biplaces pour des vols diurnes d’inspection.

Visite des parois rocheuses

Outre la surveillance d’un réseau ouvert de 30 000 kilomètres, SNCF Réseau utilise ses petits avions pour ausculter les parois rocheuses en surplomb des rails, préalable à des travaux de confortement. Ces visites visent à prévenir les risques d’éboulement sur la voie ferrée. Elles sont généralement effectuées à pied, parfois avec l’appui de nacelles ou de cordages. Des opérations assez complexes que les aéronefs simplifient. Une trentaine d’ouvrages ferroviaires seront visités par la voie des airs d’ici la fin de l’année en Aquitaine, en Auvergne, en Midi-Pyrénées et en Rhône-Alpes. Des marchés attribués à quatre prestataires de service, Air Marine, Azurdrones, Redbird et Technivue. D’ici la fin de l’année également et dans le cadre du « Plan végétation », 200 km seront survolés sur l’axe Dijon-Lyon pour localiser les arbres susceptibles de tomber sur les voies, préciser le relief des zones à risques et les moyens d’intervention à mobiliser. La flottille de la SNCF (une dizaine d’aérodynes) inspecte aussi les toitures et les charpentes de gares, lesquelles nécessitent souvent de monter des échafaudages ou de faire appel à des cordistes. Le toit de la gare de Lyon-Part-Dieu a été survolé fin août, celui de la gare Lille-Flandres le sera en novembre, puis ceux d’autres grandes gares d’ici à décembre et l’année prochaine. Plusieurs dizaines de parois rocheuses seront également visitées au premier semestre, prélude à la mise en place d’un marché pluriannuel et le « Plan végétation » étendu à plusieurs autres régions. Des tournées de diagnostic de caténaires sont aussi programmées, en Île de France notamment.

J.D

Photo : Un drone multicoptère de 2 kg a survolé la sous-station d’alimentation électrique de Coubert à la recherche d’anomalies thermiques révélatrices d’éventuels disfonctionnements.