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Enseignement – Gustave Eiffel, une nouvelle université tournée vers la ville

31 janvier 2020
<span>Enseignement</span> – Gustave Eiffel, une nouvelle université tournée vers la ville

Née le 1er janvier du rapprochement de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) et de l’université Paris Est Marne-la-Vallée, l’université Gustave Eiffel aspire à devenir une référence en matière d’environnement urbain.

(Photo ci-dessus : l’un des bâtiments de l’IUT de Marne-la-Vallée, situé sur le principal campus de l’université Gustave Eiffel, à Champs-sur-Marne. MESR_PICTURETANK)

Il arrive que des textes de loi paraissent en temps et en heure. Début 2019, Hélène Jacquot-Guimbal, directrice générale de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar), annonçait la création de l’université Gustave Eiffel pour le 1er janvier 2020. Le décret actant la fondation de cet établissement est paru au Journal officiel le 15 décembre dernier.

Voilà donc en ce début d’année Madame Jacquot-Guimbal devenue présidente par intérim de la jeune structure, en plus de ses responsabilités au sein de l’Ifsttar. Car cette nouvelle entité ne sort pas de nulle part. Elle émane de la fusion de l’Institut avec l’université Paris Est Marne-la-Vallée. Outre ces deux organismes, quatre écoles* ont également rejoint cette alliance. Le campus principal du rassemblement se situe au sein de la Cité Descartes, à Champs-sur-Marne dans le département de la Seine-et-Marne.

Le laboratoire des métropoles

Pour la filière des travaux publics, Gustave Eiffel devrait devenir un acteur important. L’Université a en effet choisi comme principal objet d’étude le milieu urbain. « Nous représentons un quart de la recherche française sur les villes de demain », souligne Hélène Jacquot-Guimbal. Les effectifs de l’établissement sont conséquents : 17 000 étudiants, 500 doctorants, 1 200 chercheurs, enseignants-chercheurs, ou enseignants et 1 300 personnels administratifs ou techniques. Son budget 2020 s’élève à 223 millions d’euros.

Outre ses forces intellectuelles, l’entité dispose aussi de nombreuses installations, tels que des salles blanches, un manège de fatigue pour tester les chaussés ou bien encore Sense-City, une reproduction d’un quartier enchâssée dans une chambre climatique. Les équipes des différents laboratoires ont déjà été rodées aux travaux collectifs : certains projets étaient financés à condition qu’ils soient portés par au moins deux entités distinctes.

Pas de dissolution

Néanmoins, comme toute fusion, ce rapprochement pourrait laisser craindre des pertes de compétences. Les qualités de chaque structure ne vont-elles pas pâtir du mélange ? En particulier, l’Ifsttar dans son nouveau costume universitaire sera-t-il toujours un de ces tiers de confiance indispensables quand un secteur veut définir des standards ou quand l’État réclame un avis sur ses infrastructures ?

À ce propos, la présidente par intérim s’est voulue rassurante : « L’appui aux politiques publiques, l’expertise et la normalisation sont une des missions de l’Université. Par ailleurs, supprimer une école serait idiot. Cette intégration n’est pas un acte d’autoritarisme. Au cours de sa préparation, à chaque fois qu’il y avait un problème, nous avons trouvé une solution. Nous souhaitons une simplification des transferts, pas une dissolution. » Hélène Jacquot-Guimbal occupera son poste jusqu’à la nomination d’un premier président. Le choix devrait être arrêté au début de l’été.

M. D.

*: L’École d’architecture de la ville & des territoires (EAV&T) à Marne-la-Vallée, l’École d’ingénieurs de la ville de Paris (EIVP), l’École nationale des sciences géographiques (ENSG) et l’École supérieure d’ingénieurs en électrotechnique et électronique (ESIEE) de Paris.