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Echafaudage/étaiement – Comment Layher se repositionne sur le génie civil ?

5 novembre 2015
<span>Echafaudage/étaiement</span> – Comment Layher se repositionne sur le génie civil ?

Déjà implanté au Maroc, Layher vient d’ouvrir une deuxième filiale en Côte d’Ivoire. Une agence à partir de laquelle l’entreprise compte rayonner sur l’Afrique de l’Ouest. Sur ses marchés français et étrangers, l’entreprise se repositionne sur le génie civil. Point d’étape.

Non contente d’avoir pris pied en Côte d’Ivoire, tête de pont de la société vers « les pays de la CDAO » (Communauté économiques des Etats d’Afrique de l’Ouest), « des marchés assez risqués » sur lesquels elle envisage de « travailler avec prudence », Layher France a décidé de reconcentrer une partie de ses forces sur le créneau des travaux publics et du génie civil, confie Eric Limasset, son président. « L’entreprise à une part très importante dans l’industrie, le bâtiment et l’événementiel, elle est un petit moins connue dans le génie civil et les travaux publics. C’est pourquoi elle a développé une gamme de produits typée qu’elle présente à Batimat avec une nouvelle documentation », indique le dirigeant.

Un objectif ambitieux

Les travaux publics et l’étaiement, une filière encore en marge de l’activité, génèrent environ 15 % du chiffre d’affaires, évalue le dirigeant avec cette nuance : « Cette part est plus importante si l’on prend en compte les clients qui utilise le matériel Layher. » C’est pour répondre à « une demande du marché » qu’il se repositionne sur ce segment. « C’est un segment que l’on va développer de façon assez soutenue à partir de cette année avec la présentation de cette documentation typée, d’une nouvelle passerelle et de beaucoup d’autres produits, assure le président de Layher France. Des produits qui sont fabriqués par la maison mère, Layher Bautechnik et non Layher Echafaudage, et que l’on ajoute à notre gamme en complément des échafaudages et de l’étaiement. » Quel est l’objectif de la société ? « Nous sommes toujours très ambitieux », sourit Eric Limasset. Layher ambitionne de doubler le pourcentage de chiffre d’affaires réalisé sur ce créneau en deux ans. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise compte d’abord sur la qualité de ses équipements et celle des services qui leur sont associés (formation, logiciels…).

Mobilisation commerciale

« Pourquoi avons-nous réalisé une documentation typée génie civil ?, interroge le dirigeant : « C’est pour que les gens de chantier puisse retrouver les produits dont ils ont besoin en plus de l’échafaudage, que ce soit des accessoires pour le ferraillage ou le coffrage, des éléments de protection de garde-corps, des bennes basculantes et surtout, notre dernière nouveauté, un brevet Layher et une première mondiale : la passerelle XL. Un pont manu-transportable qui se monte à la main et qui permet de faire des portées jamais égalées, hormis en charpente métallique soudée, jusqu’à 30, voir 40 m. » Assemblé avec « des éléments d’échafaudage et de charpente de type échafaudage », stockable et mis en place rapidement, il peut servir de « passerelle provisoire au moment du montage et du démontage de ponts » sur les réseaux ferroviaires ou fluviaux. Outre cette offre spécifique, Layher compte sur le dynamisme de sa dizaine d’agences et sur l’appui d’un réseau national de 130 sociétés spécialisées dans la location et le montage, sans oublier la filiale Echafaudage Services en Île-de-France. Après Batimat, les agences s’efforceront de multiplier « les rendez-vous clients » et « les journées portes ouvertes typées sur des actions métier plutôt que produits. »

Jacques Daimée

Photo : La passerelle XL, un pont manu-transportable qui se monte à la main et qui permet de réaliser des portées jusqu’à 30 ou 40 mètres peut servir de passerelle provisoire au moment du montage et du démontage de ponts.