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Réseaux – Détection par radar tri-fréquences

15 janvier 2016
<span>Réseaux</span> – Détection par radar tri-fréquences

La technologie de détection de réseaux enterrés par radar tri-fréquences que MY-NDS lance en Europe se distingue par sa précision. La société new-yorkaise US Radar a adapté à la détection et à la localisation de réseaux une technologie utilisée pour les radars de déminage de l’armée américaine, explique Julien Cabagno, co-gérant de My-NDS (Détection network services), son distributeur européen. Fruit de cette adaptation : Quantum, un radar tri-fréquences qui marque une rupture avec les technologies mono et bi-fréquences existantes sur un marché qui s’est ouvert à ces techniques en juillet 2012 avec le décret DT-DICT, rappelle Julien Cabagno. Pour éviter d’endommager les réseaux enfouis sur l’emprise du chantier, le texte oblige les entreprises de travaux à en consulter les plans et, s’ils ne sont pas assez précis, à réaliser des investigations complémentaires avant d’attaquer les travaux.

Trois spectres de fréquence

Sur le principe, Quantum émet « un cône d’ondes électromagnétiques » sur trois fréquences différentes. Une partie de ces ondes est réfléchie lorsque le faisceau traverse une canalisation ou une conduite pour signaler la présence d’un objet linéaire en sous-sol. En haute fréquence (vers le GHZ), le radar détecte les petits réseaux de surface (branchements d’eau, de gaz, d’électricité…) à partir de 10 mm de diamètre et jusqu’à un mètre de profondeur. En fréquence centrale (500 MHZ), il localise tous types de réseaux à partir de 25 mm de section et jusqu’à deux mètres de la surface. En fréquence basse (vers les 250 MHZ), la détection est moins précise, mais le cône repère les canalisations de gros diamètres (collecteurs d’effluent ou d’eau de pluie) jusqu’à quatre ou cinq mètres de profondeur. Par rapport aux procédés mono ou bi-fréquences, la technologie offre une plus grande polyvalence sur le terrain. Les bureaux d’études, les grandes entreprises de travaux publics et les sociétés spécialisées dans la détection de réseaux peuvent élargir leur champ d’action en croisant les données collectées sur les trois spectres de fréquence.

Données traitées en temps réel

Ces données sont interprétées par une unité de traitement et un logiciel spécialisé en temps réel sur le chantier. L’opérateur les visualise (icônes, tracés…) sur plusieurs profondeurs et sous plusieurs résolutions sur un écran tactile durci placé à l’avant du mat de pilotage d’un chariot monté sur quatre grandes roues. Compact (1 m de long sur 0,70 m de large) et relativement léger en ordre de marche (37 kg), ce chariot fait glisser sur le sol l’antenne biseautée qui émet et réceptionne les ondes. Quantum montre ses limites sur les sols trop conducteurs, argileux ou gorgés d’eau. Par ailleurs, il donne des indications de position et les interprète par rapport au fond de plans de l’exploitant ou aux émergences de réseau mais sans pouvoir en préciser le type. Un détecteur électromagnétique peut l’aider à l’identifier du moment qu’il est possible d’y injecter le signal, précise Julien Cabagno. Aux spécialistes qui souhaitent s’équiper de cette technologie haut de gamme, My-NDS propose « un pack outils complet » et une formation ad hoc.

J.D

Photo : Le radar est embarqué sur un chariot monté sur quatre grandes roues. L’opérateur visualise les données collectées sur un écran tactile durci placé à l’avant du mat de pilotage.

Julien Cabagno, co-gérant de My-NDS : « Le radar tri-fréquence donne des indications sur la position des réseaux. Les données sont traitées et visualisées en temps réel sur le terrain. »

Julien Cabagno, co-gérant de My-NDS : « Le radar tri-fréquence donne des indications sur la position des réseaux. Les données sont traitées et visualisées en temps réel sur le terrain. »