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Construction – Eiffage poussé par la croissance de l’activité française et internationale

5 mars 2018
<span>Construction</span> – Eiffage poussé par la croissance de l’activité française et internationale

L’an passé, la croissance de l’activité enregistrée à l’international mais aussi en France a soutenu l’activité du groupe de construction et de concessions. Cette année, Eiffage table sur la poursuite de cette dynamique, soutenue en France par les chantiers du Grand Paris Express, pour voir progresser à nouveau ses résultats.

Des résultats 2017 légèrement supérieurs à ce qui était prévu il y a un an et une croissance équilibrée entre les travaux et les concessions : pour Benoît de Ruffray, P-DG d’Eiffage, ce sont les éléments les plus marquants du dernier exercice d’Eiffage.

Le groupe a bouclé l’année sur un chiffre d’affaires en progression de 6,9 % à 15 milliards d’euros, avec une croissance homogène entre ses deux grands pôles d’activité et une conjoncture économique bien orientée à l’international (+14,7 % à 3,16 milliards) mais aussi en France (+ 5 % à 11,80 milliards).Le résultat opérationnel courant s’est apprécié de 8,3 % à 1,7 milliards et le résultat net part du groupe de 23 % à 512 millions.

Travaux et concessions en progression

Le chiffre d’affaires du pôle « Travaux » a cru de 6,9 % à 12,2 milliards d’euros. Il a été soutenu par la croissance à l’international (+ 14,6 % à 3,13 milliards), les acquisitions réalisées en Allemagne (MDM, Bohn et Brochier), en Suisse (Yerly) et au Benelux (Vuylesteke) ayant apporté 62 millions d’euros supplémentaires (soit 2,3 %). Dans l’hexagne, le C.A a cru de 4,4 % à 9,1 milliards.

Celui de la branche « Construction » a progressé de 2,3 % à 3,75 milliards. Dans les infrastructures, il a augmenté de 8,8 % à 4,70 milliards (+ 2,5 % en France ; + 23,9 % à l’international), avec une nette croissance dans la construction métallique (+ 35,3 %) et une stabilisation à 1,78 milliard dans la route en France. Le C.A de la branche « Énergie systèmes » a gagné 9,3 % à 3,78 milliards. Le chiffre d’affaires du pôle « Concessions » s’est apprécié quant à lui de 7,2 % à 2,74 milliards.

Le Grand Paris, un levier de croissance

Perspectives 2018 ? En dépit d’une moindre croissance attendue du trafic autoroutier, mais avec un carnet de commandes travaux en hausse de 7 % à 13 milliards d’euros et les opérations de croissances externes significatives réalisées l’an passé (activité travaux maritimes de Saipem en France) et début 2018 (Kropman dans l’énergie aux Pays-Bas), Eiffage prévoit une nouvelle augmentation de son chiffre d’affaires et de ses résultats cette année. en 2018.

Le groupe, qui travaille déjà sur la ligne 15 sud (lot T2B) du Grand Paris Express et qui vient de se voir attribuer le premier lot de la ligne 16 (1,8 milliards, dont 1,7 pour l’entreprise), compte également sur ces projets et sur les chantiers à venir (ligne 14 sud…) pour soutenir son activité au-delà de cet exercice.

Pour Benoît de Ruffray, le décalage du calendrier de certaines lignes (17, 18) est « une bonne nouvelle », comme la confirmation que les infrastructures et les superstructures du futur métro automatique seront construites en totalité. Eiffage pourra mobiliser ainsi plus facilement les moyens matériels et humains nécessaires aux opérations à venir.

Les grands projets internationaux en ligne de mire

A l’étranger, l’entreprise compte sur ses « implantations pérennes » et sur ses interventions « en mode export » pour continuer à développer l’activité de ses filiales spécialisées en Europe (22 % du C.A) et hors Europe (4 %).

Sur le premier volet par exemple, elle espère prendre sa part des investissements massifs que l’Allemagne réalise dans la route, le rail et le génie civil. L’éolien off-shore est dans sa ligne de mire dans le Benelux et en Grande-Bretagne, les infrastructures et le secteur privé en Espagne.

En mode export, Eiffage cible les projets d’équipements africains ou latino-américains et avec Saipem, les grands travaux maritimes mondiaux. Après la reprise l’activité de Carillon sur la LGV Londres-Birmingham (HS2) l’an dernier avec Kier, le groupe envisage désormais la possibilité de s’implanter durablement outre-Manche.

J.D