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Conjoncture – La reprise tarde à produire ses effets.

4 juin 2020
<span> Conjoncture <span/> – La reprise tarde à produire ses effets.

Si l’enquête flash de la FNTP traduit une amélioration de l’activité des entreprises, elle confirme que le niveau observé reste très en deça de la normale. Explications.

A fin mai, la quasi-totalité des entreprises est désormais de nouveau en activité, Une entreprise sur 100 n’a pas renoué avec les travaux, contre 17% à fin avril).
Pour autant, l’activité n’est toujours pas revenue à la normale. Le chiffre d’affaires global enregistré pour le mois de mai ne représente que 68% de celui du mois de mai 2019. Cela signifie que quasiment un tiers d’activité a été perdue par rapport à mai 2019. Les entreprises anticipent une montée en puissance pendant l’été mais à un niveau très en-deçà des prévisions antérieures à la crise : en moyenne 80% à fin juin, 88% à fin juillet, 89% à fin août par rapport à la « normale ». Seulement la moitié des entreprises considèrent qu’elles pourront retrouver leur niveau d’activité dans les prochains mois.

Des blocages subsistent

Parmi les freins pour reprendre un rythme d’activité comparable à l’an dernier, les difficultés liées aux donneurs d’ordre deviennent le sujet majeur. Près d’une entreprise sur deux jugent les difficultés avec les donneurs d’ordre comme importantes, voire très importantes. Le manque d’approvisionnement en EPI, matériaux ou matériels et l’indisponibilité du personnel sont désormais des sujets « secondaires ».
La principale préoccupation des entreprises porte sur la faiblesse des appels d’offre : trois quart des entreprises se disent préoccupées par le niveau des appels d’offre. Les difficultés concernant la baisse de la productivité des salariés et les difficultés de trésorerie semblent se desserrer légèrement même si plus d’un quart des entreprises les considèrent toujours comme importantes. Les délais de paiement et la hausse des coûts de production restent quant à eux des sujets importants pour près de 40% des entreprises.

Le manque d’approvisionnement en EPI, matériaux ou matériels et l’indisponibilité du personnel sont désormais des sujets « secondaires ».

A fin mai, les entreprises anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires de 20% sur l’ensemble de 2020 par rapport à l’an dernier. La baisse d’activité du secteur va impacter fortement l’emploi. Alors que les intentions de recrutement étaient positives en début d’année, les entreprises sont aujourd’hui 20% à penser diminuer leurs effectifs permanents.
L’intérim, qui représente traditionnellement environ 15% des effectifs, va aussi être fortement impacté. 56% des entreprises envisagent de moins y recourir, voire plus du tout (11%).
Enfin, la stratégie du secteur sur le développement de l’apprentissage est menacée : 37% des entreprises envisagent de baisser leurs effectifs d’apprentis, voire de ne plus du tout y recourir (15%).

J-N.O

Photo : Seulement la moitié des entreprises considèrent qu’elles pourront retrouver leur niveau d’activité dans les prochains mois.