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Conjoncture – Quel niveau de reprise pour les fabricants de biens d’équipement en France ?

20 juillet 2020
<span>Conjoncture</span> – Quel niveau de reprise pour les fabricants de biens d’équipement en France ?

Etat des effectifs, carnet de commandes, niveau de production, informations sur le règlement : l’organisation professionnelle des biens d’équipement Evolis a passé au crible 27 sites de production représentants les secteurs de la construction, de la manutention et du traitement de fluides. Révélations.

Avec 71% des salariés sur lieu de travail, contre 61% enregistrés lors de l’enquête précédente (deuxième quinzaine de juin), le retour dans les sites de production se précise. La part des effectifs encore soumis à des dispositifs d’activité partielle (chômage technique, réduction du temps de travail), est marginale. La part des salariés en activité est encore en hausse par rapport à la période précédente, pour atteindre 97% sur les sites de production de matériels pour le BTP (contre 96% pour la manutention et 98% pour le traitement des fluides, illustrant de fait, le retour à la normale.

L’impact de la crise sanitaire sur les prises de commandes clients depuis le 17 mars dernier est sensible dans la manutention, avec une contraction de 40%. Le carnet de commandes des fabricants de matériels pour la construction recule de 25%, le traitement des fluides étant le moins pénalisé (-10%). La perte liée aux annulations reste marginale, représentant 5% des commandes quel que soit le secteur considéré. Tous secteurs confondus, les annulations de commandes au site de production depuis l’instauration du confinement affectent 28% des entreprises. Là aussi, la manutention est la plus pénalisée.

Retour à la normale de la production

Le niveau actuel d’utilisation des capacités de production des usines a encore progressé au cours de la première quinzaine de juillet, enregistrant une hausse de 7 points de pourcentage dans la manutention. Après être revenu à la normale, le taux demeure stable en ce qui concerne l’activité du TP. Illustrant un rattrapage de l’activité, la situation devrait encore s’améliorer dans le BTP et le traitement des fluides sur la deuxième quinzaine de juillet. Les niveaux d’utilisation des capacités des usines pour ces deux secteurs d’activités seraient particulièrement hauts. Quant à la manutention, après un retour récent à son niveau normal, le taux devrait se stabiliser sur la prochaine quinzaine.

Chiffre d’affaires en baisse

Les prévisions d’évolution du chiffre d’affaires pour l’année 2020 traduisent l’ampleur de la crise liée à la pandémie et ses conséquences sur l’industrie mécanique en France. Les plus fortes baisses de chiffre d’affaires prévues concernent les secteurs de la manutention (-25%) et des matériels pour la construction (-20%). Le fait que moins d’entreprises déclarent des délais de paiement en hausse confirme, globalement, une légère amélioration.

Perspectives

Les industriels ne sont pas égaux face à la reprise des commandes. Dans le secteur de la construction, le gel des appels d’offres des collectivités locales, le redémarrage difficile de certains projets et les chantiers de construction en baisse expliquent une atonie des commandes. Le marché européen est légèrement plus actif depuis quelques semaines. Interrogés sur les éléments qui pourraient empêcher ou freiner la remise en route des sites de production en France, les industriels avancé différents paramètres selon qu’il s’agisse de :

La demande :

Impacts sur les prises de commandes des projets retardés et/ou annulés.

Baisse du carnet de commandes.

Délais de paiement clients importants.

L’offre :

Les conditions sanitaires réduisent la productivité sur les chantiers.

Les capacités d’approvisionnements auprès des fournisseurs.

L’investissement

Baisse globale des investissements.

Manque de confiance des entreprises.

Des aides pour relancer l’investissement pourraient peut-être permettre d’enclencher une plus forte reprise sur la prise de commande.

Autre

2ème Vague, retour de l’épidémie.

Le décalage des projets ou des arrêts pour maintenance sur la fin d’année 2020 ou début 2021.

Les politiques de relance étant différentes dans les pays de l’union européenne, ces différences ne doivent pas se transformer en avantage concurrentiel.

J-N.O

(source Evolis).