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Coffrage/Etaiement – Polyvalence et productivité en ligne de mire

23 juillet 2015
<span>Coffrage/Etaiement</span> – Polyvalence et productivité en ligne de mire

Sécurité et qualité, polyvalence et productivité figurent parmi les principales attentes des professionnels de la filière béton, producteurs de bétons et entreprises de travaux. Les fabricants de malaxeurs, de centrales et de pompes, de systèmes d’étaiement et de coffrages s’efforcent d’adapter leur offre à une demande qui évolue avec la sophistication des matériaux.

Les nouveaux bétons ont fait évoluer les méthodes de fabrication et les outils. Pour optimiser le rendement de leurs postes de fabrication, les aires de travaux se sont tournées vers de nouvelles techniques qui ont diminué le coût de mise en œuvre du matériau en augmentant sa résistance et la qualité du parement, explique Jean Pierre Le Boles, directeur commercial d’Oru France. Emblématique de cette évolution : « De nombreux chantiers encastrent dorénavant leur centrale dans l’ouvrage de façon à conserver leur souplesse et les gains de productivité qui y sont liés. Un simple couloir peut recevoir une centrale économique et puissante malaxant jusqu’à 2 m3 de béton par gâchée, repris à la grue, à la pompe, à la toupie. » L’ancienne centrale de chantier « a évolué vers une installation moderne et technologique dont la capacité a suivi la force de levage des grues. »

Des centrales adaptées aux nouveaux bétons

La forme des malaxeurs verticaux s’est adaptée aux nouveaux mélanges. La diversité des bétons et l’augmentation du nombre de leurs composants – granulats, ciments, fibres, adjuvants, colorants… – nécessite de posséder des centrales prédisposées à les recevoir, avec des systèmes d’introduction et de dosage appropriés, confirme William Merger, directeur de la division « Béton » d’Imer France. Les automatismes doivent pouvoir gérer ces introductions et les impératifs de production. Emanuel Pinheiro, directeur général d’Arcen France, abonde : « Les centrales sont plus polyvalentes pour travailler avec des matériaux plus nombreux et différentes formulations liées à l’introduction de produits spéciaux. Les trémies à agrégats, à adjuvants, à liants sont plus nombreuses. Les systèmes de lavage haute performance des malaxeurs se généralisent pour éviter les pollutions entre matériaux. » Pour Walter Jeannet, directeur des ventes de Skako, les exigences de sécurité et d’accessibilité sont comparables à celles qui sont demandées pour les matériels industriels fixes. Ces « nouvelles exigences normatives » ont induit elles aussi « un développement vers le haut. »

Etaiement en évolution

Ces dernières années, l’évolution du matériel d’étaiement a surtout été liée à l’industrialisation de la construction des ouvrages d’art sur les grands chantiers de LGV, analyse Fabrice Fay, président de Mills. Un phénomène qui tend à s’estomper : « On revient à des ouvrages classiques avec des étaiements de pieds pour couler du béton en place. L’évolution est à peu la même que dans le bâtiment avec la création de tours qui montent par étage d’un mètre avec des cadres d’un mètre de haut pour avoir des planchers tous les deux mètres et la création de planchers entre les tours pour circuler en sécurité sous les coffrages et de platelages en tête de tours pour sortir les plateaux coffrants en sécurité. »

Coffrages high-tech

Les fabricants de coffrages modernisent eux aussi leurs outils. Patrick Micheneau, directeur technique, projets et R&D de Sateco, met l’accent sur l’arrivée de systèmes électroniques ou de dispositifs de levage et de mise à l’aplomb de planchers coffrants par vérins télécommandés par radio-fréquence. Pour Sateco, la prévention des troubles musculo-squelettiques est une priorité. Aujourd’hui, les critères de sécurité et de finition du bâtiment s’imposent dans les travaux publics, fait écho Laurent Duvelle, directeur général d’Outinord. Celui-ci insiste sur la nécessité d’apporter un appui technique aux utilisateurs: « L’entreprise préfère une solution technique clé en main pour pouvoir se focaliser sur la réalisation plutôt que sur la méthodologie de coffrage. » Pour l’essentiel, la demande porte sur « une solution au moindre coût d’exploitation pour améliorer la productivité et la rentabilité » des travaux. Dans le secteur, « l’innovation est souvent imposée par le client, estime Mevlut Sen, directeur commercial de Hussor. C’est la collaboration entre les chantiers et les fabricants qui ont permis de faire évoluer les coffrages. » Comment se dessine l’avenir ? A moyen terme, Mevlut Sen entrevoit quelques pistes d’action – tiges de serrage traversantes, accessoires plus légers, mécanisation de l’accrochage des colis, réglage de l’alignement et de la verticalité des panneaux ou des étais avec des vérins… – qui visent à réduire encore la pénibilité et à augmenter la productivité.

J.D

 

Forage connecté

Dans la géotechnique comme dans les fondations, l’électronique est de plus en plus présente. Le forage connecté se profile. « L’électronique est de plus en plus présente pour assister les opérateurs, localiser les machines et les points forages, enregistrer, faire remonter et tracer les paramètres de forage », observe Pascal Sauvage. Pour Marc Lutz, directeur général de Jean Lutz : « La transmission des données par Internet puis la miniaturisation et l’intégration de capteurs dans les outils de forage ont marqué une véritable rupture technologique. » A l’avenir, ces technologies devraient donner une position précise de la machine et des forages, mais également contribuer à déporter les opérateurs. Dans cette perspective, Marc Lutz insiste sur la nécessité de disposer d’interfaces simples et conviviales pour faciliter la communication entre le chantier et le bureau d’études.