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Intermat 2018 – Ce que nous apprend l’observatoire de la construction

30 novembre 2017
<spanTravaux publics</span> Intermat 2018 – Ce que nous apprend l’observatoire de la construction

Une première. En initiant la  mise en œuvre, en partenariat avec Business France de son observatoire de la construction, Intermat innove et propose d’établir une relation plus forte entre le marché et les acteurs de l’écosystème de matériels pour les infrastructures et la construction. Explications.

Isabelle Alfano, Commissaire Générale (Intermat) : « Cet outil que nous mettons à disposition de exposants et de l’ensemble de l’écosystème du salon a pour vocation à vivre entre deux éditions d’Intermat. A terme, d’autres pays ont vocation à entrer dans le spectre de l’étude. »

Quels sont les marchés les plus porteurs à courts et longs termes ? Quels types de projets se profilent dans la zone EAME ? Avec quelles gammes de matériels pour les mener à bien ? Autant de questions auxquelles l’Observatoire Intermat de la Construction entend apporter des réponses fiables et actualisées permettant d’éclairer les professionnels.

« Pour la première fois, un organisateur de salon présente un état des lieux détaillé sur 12 marchés ciblés pour leur potentiel », explique Isabelle Alfano, Commissaire Générale d’Intermat, « les opportunités de marchés ainsi identifiées à l’horizon 2025/2030 sont à mettre en perspective avec les quatre pôles d’expertise du salon ».

Chantiers en cours et à venir, acteurs impliqués dans leur réalisation, potentiel des différents marchés, chaque pays fait l’objet d’une étude quantitative et qualitative détaillée.

L’Europe se réinvente

En ciblant six pays représentant près de 70% du potentiel du secteur, l’Observatoire Intermat de la construction permet de disposer d’une photographie précise des débouchés les plus porteurs et de mieux appréhender la typologie des travaux. Avec 286,5 Mds d’euros d’investissements programmés, l’Allemagne confirme son statut de premier marché en Europe.

L’effet rattrapage dans les réseaux routiers et autoroutiers tire l’activité routière en Europe.

Dans une logique de dynamisme économique et de puissance exportatrice, priorité est donnée aux infrastructures de transports terrestres (autoroutes, routes, tunnels, voies ferrées, aéroports, … ). Des chantiers qui peuvent dépasser 10 Mds d’euros de valeur unitaire et dont le stade d’avancement diffère d’un projet à l’autre.

Avec 223 Mds d’euros programmés, l’Italie doit à la fois faire face aux besoins de reconstruction après un épisode de tremblement de terre particulièrement dévastateur et mettre à niveau son réseau d’infrastructures routières après une décennie de sous équipement. A l’instar du tunnel du Brenner (9 Mds d’euros), dont la mise en service est programmée pour 2026, la péninsule allie des programmes transeuropéens et des chantiers à dimension plus locale (renforcement de digues, reconstruction aux normes antisismiques,…).

Le Royaume Uni devance la France, avec un montant de travaux qui s’élève à 167,2 Mds d’euros, contre 123 Mds. Liaison ferroviaire à grande vitesse entre Londres et Manchester, centrale nucléaire Inckley Point (21 Mds d’euros), régénération de la centrale à charbon de Battersea (8 Mds d’euros), sont autant de projets identifiés outre-Manche.

Dans l’hexagone, le Grand Paris est en passe devenir la référence en termes de « mega-chantier ». Outre le Grand Paris Express et la construction de 70 000 logements, les métropoles sont également actives : Marseille et la requalification du boulevard sud, Bordeaux et la ligne B de son métro, Calais et l’extension de son port, … sont autant d’illustration de la diversité des projets.

Avec une approche qualitative et résolument orientée «développement durable », la Hollande doit relever le défi que les conséquences du changement climatique lui posent, quand la Belgique doit faire face à un patrimoine vieillissant.

Les ambitions du Moyen-Orient

Les projets de « Smart Cities » se multiplient aux Emirats Arabes Unis.

En ciblant le Qatar et les Emirats Arabes Unis, les organisateurs d’Intermat ont voulu illustrer les besoins de pays en plein « boom » économique et la nécessité de répondre aux nouveaux besoins d’une population à fort pouvoir d’achat. « Smart cities » dans la banlieue de la capitale, moyennant 40 Mds d’euros d’investissements, métro, liaisons routières et autoroutière mais aussi portuaire (nouveau port de Doha), et sportives (en lien avec la Coupe du Monde de football en 2022), la manne pétrolière et gazière autorise toutes les ambitions. Elle permet à également à Abu Dhabi de financer son programme de développement urbain pour un montant de 40 Mds d’euros également.

L’Afrique en devenir

Le Maroc, qui mène une stratégie d’investissements dans les infrastructures de transports, allie stabilité et potentiel à court et long termes.

Quatre pays cibles ont été retenus en Afrique, traduisant la diversité du continent au potentiel bien identifié et de plus en plus confirmé. Si l’Algérie dispose de plus de ressources (183 Mds d’euros) à allouer au Bâtiment (6 millions de logements neufs à bâtir) et de liaisons routières (4ème rocade d’Alger), le Maroc offre certainement la plus grande attractivité. Le royaume chérifien qui affiche 88 Mds d’euros de projets à réaliser, bénéficie de sa proximité avec l’Europe, ses entreprises et ses constructeurs, de son économie dynamique et de plus en plus diversifiée et de sa stabilité. Quinze villes nouvelles sont à construire pour accompagner l’essor démographique du pays, qui continue d’investir dans ses infrastructures routières, ferroviaires et portuaires.

En Afrique subsaharienne la Côte d’Ivoire et le Kenya sont deux exemples d’économies émergentes qui accompagnent leur natalité galopante d’une politique d’investissement à la hauteur de leur ressources. Ils préfigurent en cela, le potentiel du continent, appelé à connaître une forte expansion dans les prochaines années. Une aubaine pour les entreprises françaises et les fournisseurs de matériels même si le jeu des puissances s’exerce et que la présence chinoise ne cesse de se renforcer.

Information macro-économiques et sectorielles consolidées, potentiel de marché pour les entreprises de travaux comme pour les constructeurs de matériels et leurs réseaux, évolution attendue à termes, l’observatoire fournit des données objectives pour chacun des douze pays scrutés. Des informations jamais collationnées sous cette forme qui doivent contribuer à un éclairage expert pour l’ensemble de la filière tout confortant Intermat dans son écosystème.

J-N.O

Photo : au total, quelque 150 projets d’envergure ont été identifiés.