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Intermat 2018 – Qu’en pensent les Directeurs de Matériel ?

19 avril 2018
<span>Intermat 2018</span> – Qu’en pensent les Directeurs de Matériel ?

Qu’ils travaillent dans une entreprises de terrassement, de VRD, de travaux ferroviaires, de canalisation, de réseaux secs, de fondations spéciales, de génie civil, de travaux fluviaux et maritimes, de valorisation ou d’extraction minérale, tous ont programmé une visite sur le salon. Pour autant, chacun se prépare en fonction de ses centres d’intérêt et ses projets. Quelles sont leurs motivations ? Quelles sont leurs centres d’intérêt ? Qu’attendent-ils de cette édition. Eléments de réponse avec un panel de professionnels.  

Jean-Jacques Arrouzet, Responsable matériel de SoubestreJean-Jacques Arrouzet, Responsable matériel de Soubestre

« Toute l’offre y est présente. On en prend plein les yeux lorsque l’on aime le matériel. Intermat permet de rechercher des nouveautés et d’agrandir son portefeuille de connaissance du matériel, de faire des rencontres et de trouver de nouveaux contacts. Mon centre d’intérêt : les machines de TP et de VRD surtout, et leurs accessoires. Je m’intéresse aussi aux évolutions apportées aux moteurs et aux pompes hydrauliques, les nouvelles motorisations, hybrides ou à l’hydrogène, tout ce qui améliore l’efficience énergétique des machines, mais aussi les nouveaux accessoires. On en voit beaucoup sur Internet, mais il y a encore des découvertes à faire. »

Pierre Dufournet, Directeur du Matériel et des Achats de SADEPierre Dufournet, Directeur du Matériel et des Achats de SADE

« Intermat constitue un point d’échange privilégié avec nos fournisseurs de matériels. Ce rendez-vous est important dans le cadre de nos missions pour échanger avec eux sur nos attentes, nos perspectives et  leurs axes de développement à court et long terme. Ces moments sont importants, le quotidien étant trop accaparant pour que l’on puisse avoir de type de discussions plus régulièrement. Le salon est également le lieu où l’on peut voir émerger de nouvelles marques et capter la tendance de l’industrie des matériels de TP, dans les marchés matures comme dans les pays émergents.

La consommation énergétique de notre parc est une préoccupation constante. Avec l’évolution de la réglementation régissant les niveaux d’émission et les contraintes qui se renforcent autour des moteurs thermiques en général et diesel en particulier, nous devons rester vigilants et suivre les innovations dans ce domaine.  . Dans le cadre de nos engagements 2018,  nous porterons un intérêt tout particulier à toutes les solutions qui nous permettent des gains environnementaux significatifs. Nos deux priorités sont d’une part la réduction de la consommation de carburant et d’autre part, le coût de possession. Comme toujours à la SADE, la sécurité est une préoccupation permanente, qui occupe une place centrale dans nos réflexions ».

Olivier Forget, Directeur de la division « Produits & Industrie » de Freyssinet (Freyssinet Products Company)

« Le salon représente un potentiel intéressant. J’irai voir nos fournisseurs spécialisés pour partager avec eux nos problématiques en termes de sécurité, de robustesse des équipements et de service après-vente. Ce sera aussi l’occasion d’effectuer une veille technologique, de voir comment les équipements risquent d’évoluer à l’avenir, de voir comment la digitalisation peut permettre de mieux suivre les phénomènes d’usure et de faire de la maintenance préventive, de mieux suivre l’utilisation de certains paramètres ou d’accéder à de nouvelles informations de mise en œuvre. En plus des systèmes de digitalisation ou de numérisation qui permettent de surveiller la performance, l’usure ou l’utilisation des équipements à distance ou des équipements connectés, je serais très intéressé par les dispositifs d’aide à la manutention qui peuvent se substituer à la grue et aux traditionnels palans sur les chantiers. »

Olivier Forget, Directeur de la division « Produits & Industrie » de Freyssinet (Freyssinet Products Company)Jean-Baptiste Gay, Responsable du parc de Spie City Networks

« C’est le salon de référence pour connaître les tendances des constructeurs sur le matériel de travaux publics pour les années à venir. Les visions des constructeurs sur les performances énergétiques et environnementales futures de leurs matériels, mais essentiellement pour les gammes de machines de petit terrassement et de levage. J’aimerais découvrir de nouvelles technologies de pelles, mais aussi de machines de levage. »

 

Nordahl Grenier, Directeur matériel délégué Eurovia filiales spécialiséesNordahl Grenier, Directeur matériel délégué Eurovia filiales spécialisées

« Comme on le dit en Allemagne, c’est une messe où l’on peut rencontrer en un temps réduit de nombreux fournisseurs de machines et d’équipements dans notre domaine d’activité. Nous ne passons jamais commandes à Intermat. Nous y venons surtout pour faire de la prospection et de la veille technologique. Ce sera forcément de voir les nouveautés dans les métiers dont je m’occupe, notamment dans celui de la démolition. J’irai certainement dans le village qui lui sera consacré cette année. Souvent, les fournisseurs nous ont déjà informés de leurs nouveautés avant l’ouverture du salon. Mais celui-ci nous donne la possibilité de les voir pour la première fois en démonstration. »

Pierre Lapouge, Directeur opérationnel de Denys FrancePierre Lapouge, Directeur opérationnel de Denys France

« Le plus gros salon français du matériel est l’occasion de voir les nouveautés, de discuter avec nos confrères et avec les fabricants des opportunités à venir.  Découvrir ce qui se fait de plus récent, dans la digitalisation par exemple, car aujourd’hui les choses bougent vite, en plus de ce que les fournisseurs peuvent déjà nous présenter. Denys s’intéresse au guidage des engins par GPS ou au BIM. Découvrir de nouveaux fournisseurs ou de nouvelles technologies peut retenir notre intérêt. »

 

Laurent Laye, Directeur d’Eco-ValorisationLaurent Laye, Directeur d’Eco-Valorisation

« Quand on évolue dans le matériel comme c’est mon cas, Intermat est incontournable. Tous les trois ans, c’est le rendez-vous que je ne peux pas rater. C’est toujours un plaisir de m’y rendre et d’y découvrir ce qui se fait en matière d’innovation et de nouvelles technologies. C’est aussi l’occasion de faire un point avec nos fournisseurs. Cette année, ma visite à Intermat 2018 sera axée sur les pelles et chargeuses de production et sur les matériels de préparation des matériaux et le lavage. C’est logique, puisque ce sont nos leviers de développement de nos activités. J’ai prévu d’y passer deux, voire trois jours. Nous pressentons qu’à moyen terme, 2020-2025, la Mairie de Paris va mettre en place des réglementations qui seront très pénalisantes pour les moteurs diesel. Il est très important pour nous de nous documenter et de nous renseigner sur les motorisations alternatives. Force est de constater qu’à ce stade, nous sommes dans l’inconnue. La réglementation n’est pas arrêtée, l’autonomie n’est pas toujours en adéquation avec nos besoins et les conditions de recyclage de batteries doivent être précisées. C’est toute l’économie de cette filière alternative au moteur thermique qui doit être définie. Je serai curieux de voir ce que l’on découvrira dans le domaine des matériels autonomes ».

Patrick Lorda, Directeur d’exploitation de Someca

« Je considère qu’Intermat est incontournable dans le cadre de mes fonctions. L’édition 2018 intervient alors que nous avons programmé deux années de forts investissements dans deux de nos principales carrières. Au-delà de la veille technique, et de la visite de nos principaux fournisseurs, nous mettrons à profit notre visite pour découvrir ce qui se fait dans le domaine des matériels de préparation des matériaux. Nous serons également attentifs aux nouveautés en matériels roulants, en particulier en matière de motorisations. Compte tenu des investissements programmés, l’une des priorités sera de s’informer et de se documenter sur les matériels de recyclage et de tri. Les contraintes réglementaires sont de plus en plus strictes et la pression de plus en plus forte pour disposer de solutions efficaces à même de valoriser les matériaux issus des chantiers de démolition. A ce jour, les solutions de type godets concasseurs, croque béton, et même BRH ne nous satisfont pas en terme de rentabilité et d’efficacité. Il nous faut des matériels plus spécifiques, donc plus efficaces et plus productifs. Même constat pour les groupes mobiles. Qu’ils soient à percussion ou à mâchoire, ils reprennent des technologies de carrières mais peuvent être mieux adaptés à ces applications. Nous sommes à la recherche d’alternatives au Trommel, pour séparer les matériaux de grande dimension type enrochement par fraction».

Thierry Pasturel, Responsable matériel, achats et logistique de BalineauThierry Pasturel, Responsable matériel, achats et logistique de Balineau

« Je viens pour découvrir les nouveautés, moins pour voir les machines, car nous sommes déjà documentés par les constructeurs, que pour regarder les outils. Le tour des constructeurs, de nos partenaires et des gens avec lesquels nous travaillons est incontournable. Je m’intéresse moins aux matériels qu’aux retours d’expériences. C’est aussi pour cela que je rencontrerai plutôt des gens qui sont dans les métiers des travaux maritimes et fluviaux et de la foration. J’aimerais y trouver des idées, un puzzle de machines et d’outils un peu inédit qui peut être utilisé sur un chantier bien précis. Dans notre métier, notre travail est souvent d’imaginer des configurations sur mesure. »

 

Luc Scheidecker, Responsable achats et matériel de Léon GrosseLuc Scheidecker, Responsable achats et matériel de Léon Grosse

« À la fois une veille commerciale et technique, le salon permet une mise à jour de mon carnet fournisseur et la possibilité de chercher des innovations. Tout ce qui tourne autour de la grue et du coffrage d’abord, de l’environnement et la sécurité ensuite nous intéresse. J’aimerais y voir une intégration de matériel dans un projet BIM, une solution qui permette de relier la production d’un parc matériel sur une maquette numérique. C’est certainement faisable mais ça ne s’est pas encore vu. »

 

Georges Vernay, Directeur matériel de Franki FondationGeorges Vernay, Directeur matériel de Franki Fondation

Cette vitrine des innovations et des technologies mondiales pour les machines de forage et d’excavation, illustre le dynamisme des constructeurs de matériels de travaux publics et de levage. C’est aussi l’occasion de rencontrer des fournisseurs d’équipements, outils de forage, électronique embarquée ou pièces d’usure, qui ne sont pas forcément représentés en France. Je m’intéresserai aux performances des machines de forage à tarière continue à grande profondeur. Aujourd’hui, on construit de plus en plus sur des terrains de qualité médiocres, les longueurs de pieux sont donc plus importantes. Je m’intéresserai également aux matériaux à haute résistance qui permettent d’alléger les poids des matériels lors de leur transport, ainsi qu’aux progrès des machines de forage à double rotation. Je m’intéresserai enfin à ceux de l’électronique, des systèmes d’asservissement des machines et de restitution des paramètres de forage et de bétonnage qui permettent d’améliorer la qualité et le suivi d’exécution. Si l’on fait le parallèle avec l’industrie automobile, qui se tourne résolument vers l’énergie électrique, une réelle avancée technologique serait la mutation de nos engins très consommateurs d’énergie fossile vers une énergie propre, tout en gardant une bonne mobilité. Le constructeur qui proposerait une telle solution serait assurément précurseur en la matière et s’inscrirait parfaitement dans une politique environnementale. On pourrait parler d’une révolution technologique. »