Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Entreprise, Marchés, Matériels - Déconfinement – Comment les entreprises de TP abordent la reprise

Déconfinement – Comment les entreprises de TP abordent la reprise

11 mai 2020
<span> Déconfinement <span/> – Comment les entreprises de TP abordent la reprise

Après un mois d’arrêt quasi complet, les entreprises de TP ont progressivement renoué avec l’activité à partir de la fin du mois d’avril. La montée en puissance attendue dès ce 11 mai est cependant conditionnée par la levée de quelques freins.

Si l’on se réfère à la troisième enquête flash de la FNTP*, le chiffre d’affaires du mois d’avril ne représente en moyenne que 17% d’un mois « normal ». Deux signaux positifs ressortent :

– entre le 10 et le 30 avril la reprise s’est grandement généralisée puisqu’on est passé de 70% d’entreprises à l’arrêt à seulement 17%,

– 59% des répondants ont repris à un niveau supérieur à 50% d’une activité « normale », même si, qui dit reprise, ne signifie évidemment pas retour à la normale.

En revanche, des signaux négatifs demeurent. D’une enquête à l’autre, les anticipations sur les prochains mois bougent à peine. Ainsi, l’enquête indique que mai devrait être à 58% d’un mois normal, contre 54% pour la précédente enquête, juin 76% (contre 78%) et juillet 87%. Le processus de reprise s’inscrit dans la durée. La difficulté à se fournir en masques et autres EPI, constituent les deux principaux freins à une reprise plus marquée et restent en tête des préoccupations même si ils sont mentionnés à un degré moindre que lors de la deuxième enquête. Cependant, les sujet est encore très important pour 30% des répondants ou important pour 34% (contre 70 et 19% dans la précédente enquête).

De même, un léger desserrement sur les délais de paiement et la trésorerie est mentionné parmi les difficultés rencontrées par les entreprises. Le rattrapage de la perte d’activité d’ici la fin de l’année semble encore impossible pour 81% des entreprises, 15% manquent de visibilité.

Appels d’offre

Deux indicateurs enregistrent une dégradation préoccupante. Le premier a trait à la détérioration sur la perception des difficultés avec les donneurs d’ordre, dont le taux passe de 49 à 53% d’important ou très important pour le panel. De même, la faiblesse sur les appels d’offres est perçue comme un sujet très important pour 42 % des répondants (34% précédemment) ou important pour 28% (vs 27%). Les difficultés avec les donneurs d’ordre restent importantes ou très importantes pour environ 50% des répondants.

Les délais de paiement et difficultés de trésorerie sont encore considérés comme peu ou pas importants pour environ 30% des entreprises.

Un tiers des entreprises évaluent le manque d’approvisionnement en matériaux / matériels comme important ou très important (contre près de la moitié au 10 avril). L’indisponibilité du personnel reste au dernier rang des freins pour les entreprises (elles ne sont que 6% à considérer ce frein comme très important). Viennent ensuite les sujets de la baisse de la productivité et de la hausse des coûts de production avec près de 50% des entreprises qui les jugent comme importants ou très importants.

J- N.O

* L’enquête s’est déroulée du 28 avril après-midi au 4 mai, auprès de 841 entreprises, soit 11,2% de l’ensemble des adhérents qui représentent environ 46% du chiffre d’affaires global TP.