Suivez-nous :         kit média      
Accueil - Entreprise - Covid-19 – Le panel de l’accélérateur « Santé – prévention dans le BTP » contre l’épidémie

Covid-19 – Le panel de l’accélérateur « Santé – prévention dans le BTP » contre l’épidémie

18 mai 2020
<span>Covid-19</span> – Le panel de l’accélérateur « Santé – prévention dans le BTP » contre l’épidémie

Le 5 mai dernier se déroulait la huitième session de sélection de l’accélérateur « Santé – prévention dans le BTP ». Elle était spécialement consacrée au Covid-19. À cette occasion, six jeunes entreprises ont présenté des dispositifs susceptibles de réduire les risques de contammination.

(Photo ci-dessus : commercialisé par Cad.42, le boîtier Kyd.42 émet une sonnerie quand un boîtier semblable se trouve à proximité. CAD.42.)

Depuis mars, les notions de « santé » et de « sécurité » ont changé sur les chantiers. Elles doivent désormais englober les risques liés à une épidémie. Une mission corsée de plus. Mais déjà les technologies de l’information et de la communication offrent leur aide. Le 5 mai dernier, l’accélérateur « Santé – prévention dans le BTP », une entité crée en 2018 par quatre partenaires* du secteur de la construction et administré par Impulse Partners, organisait en visioconférence sa huitième session de sélection de jeunes entreprises autour du Covid-19.

Du fait de cet invité surprise, cette édition différait des réunions précédentes. Les sessions de sélection rassemblent normalement plusieurs sociétés qui souhaitent rejoindre l’accélérateur. Elles présentent à tour de rôle leurs produits à un auditoire de professionnel du BTP. Ces derniers choisissent ensuite les candidats qui peuvent rallier la structure. Les heureux élus se voient proposer des locaux, un soutien financier et le carnet d’adresses des fondateurs.

Détection en tout genre

Le 5 mai, la compétition a grande partie laisser la place à l’information. Parmi les six participants, seules les entreprises Meersens et Kôôping concourraient pour appartenir à l’accélérateur. Elles ont d’ailleurs été invitées à le rejoindre après l’événement. Les autres, Biodata Bank, Qare, Cad.42 et Marmelade, étaient déjà membres. Elles venaient expliquer l’utilité de leurs systèmes durant une période d’épidémie.

Parmi les technologies exposées, un premier groupe relève du contrôle du personnel sur le chantier. Biodata Bank, jeune pousse japonaise, a conçu un bracelet qui mesure la température corporelle. Cet équipement était destiné à desseller les cas d’hyperthermie provoqués par la chaleur et une mauvaise hydratation. Elle l’a légèrement modifié afin de détecter les poussées de fièvre.

Un bipeur sanitaire

Cad.42 a conçu Fieldtracker.42, un logiciel de suivi des déplacements. L’entreprise établie une maquette numérique du site au moyen d’un scanner 3D ou à partir des fichiers BIM. Elle fournit ensuite des bracelets GPS aux compagnons, qui seront ainsi géolocalisés en temps réel sur le plan de la plate-forme numérique. Elle peut aussi installer des balises sur différents objets, comme des cônes de signalisation ou des engins de chantier, au moyen desquelles un responsable pourra définir des règles de sécurité. Le bracelet pourra par exemple sonner si le compagnon s’approche trop près d’une balise. Le logiciel enregistre toutes les infractions aux règles et fournit des statistiques à ce propos.

L’épidémie a donné l’idée à Cad.42 d’alléger son dispositif. Elle commercialise depuis avril le Kyd.42, une nouvelle balise d’une taille équivalente à un bipeur de porte. Elle émet un signal sonore quand elle se trouve à deux mètres d’une de ses jumelles, avant de sonner sans s’arrêter quand elle arrive à moins d’un mètre. Une version connectée existe en option avec une remontée des alertes vers la plate-forme Fieldtracker.

Dernier représentant de ce groupe, Kôôping a développé un logiciel d’analyse vidéo qui repère automatiquement si un individu ne porte pas de masque, s’il ne respecte pas les distances de sécurité sanitaire ou bien encore si sa température corporelle est trop élevée (pour ce dernier paramètre, les images doivent provenir d’une caméra thermique).

Nouveaux canaux de communication

Les trois autres sociétés œuvrent dans la diffusion d’informations. Le périmètre de leur outil n’est pas le chantier, mais l’entreprise. Marmelade a imaginé un logiciel qui génère des applications mobiles de formation. À partir de ce programme, un administrateur peut créer rapidement un support de formation et le diffuser auprès des salariés d’un organisme. La jeune pousse a sorti une mouture « Covid-19 » avec un abonnement à prix réduit.

Qare commercialise aussi une application. Celle-ci met en relation des malades et des médecins pour des téléconsultations. En ce temps d’épidémie, elle distribue son logiciel à titre gracieux. Par son intermédiaire, 150 psychologues ont aussi proposé des consultations gratuites. Qare possède une offre spéciale pour les entreprises, qui donne la possibilité aux collaborateurs de consulter un spécialiste à distance en cas de besoin.

Enfin, une troisième application avec Meersens. Elle donne des indicateurs de qualités de l’environnement, tels que la qualité de l’air et l’eau ou le niveau sonore, suivant la position géographique de l’utilisateur. Celui-ci peut également visualiser sur une carte des alertes liées à un événement particulier comme un pic de pollution. Il peut aussi accéder à des informations au sujet de produits alimentaires au moyen d’un lecteur de code-barres. Ces diverses analyses sont accompagnées de conseils en vue d’améliorer son cadre de vie. La société prévoit de lancer prochainement un boîtier renfermant de nombreux capteurs. Il délivrera l’acheteur des mesures en temps réel de la pollution de l’air et de son exposition aux ondes électromagnétiques, aux ultraviolets et au bruit.

M. D.

* : CCCA-BTP, l’OPPBTP, le groupe PRO BTP et le groupe SMA