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Coronavirus – Quelles conséquences sur l’activité du groupe Vinci

23 mars 2020
<span>Coronavirus</span> – Quelles conséquences sur l’activité du groupe Vinci

La pandémie a un impact significatif sur les activités du major. Pour autant, les conséquences sont variables selon qu’il s’agisse des métiers de concession ou de contracting et suivant les géographies. Explications.

Vinci a mis en place un dispositif de télétravail pour les collaborateurs dont la présence sur site n’est pas requise, notamment dans les sièges en France et dans un certain nombre de pays. De nombreuses entreprises du Groupe ont entamé des démarches auprès des autorités compétentes afin de mettre en place des mesures d’activité partielle.
Globalement, le Groupe s’attend à devoir faire face à une baisse prononcée mais limitée dans le temps de son chiffre d’affaires. Il met en œuvre dans ses différents pôles de métiers les mesures permettant d’ajuster les dépenses et de revoir le phasage des investissements. Surtout, il entend être en position de rebondir rapidement, tant dans les métiers du Contracting que dans les concessions, dès que la crise sanitaire aura été maîtrisée. A ce titre, il convient de souligner que le carnet de commandes du Groupe s’établissait fin février à son plus haut niveau historique soit 37,9 milliards d’euros (+8 % sur 12 mois).
Dans le Contracting, après un niveau d’activité soutenu depuis le début de l’année, la mise en place des mesures de confinement en France a entraîné, à partir du 16 mars, une interruption de très nombreux chantiers. Des démarches auprès des pouvoirs publics ont été entreprises par les organisations professionnelles afin de définir les conditions permettant la reprise progressive des travaux tout en assurant la sécurité sanitaire des intervenants.
A l’international, la situation est, à ce jour, plus contrastée. En dépit d’importantes difficultés logistiques, l’activité a pu être maintenue dans de nombreux pays dans le respect des règles sanitaires en vigueur. C’est notamment le cas en Asie du Sud-Est, en Océanie, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique latine ainsi que dans certains pays européens et Etats américains.

Délégataire de service public

Le trafic des réseaux interurbains de Vinci Autoroutes, après avoir progressé jusqu’à fin février (+8,8 % dont véhicules légers +10,0 % et poids lourds +2,8 %), s’est ensuite contracté (baisse estimée du 1er au 20 mars de 16 %, dont véhicules légers -19,1 % et poids lourds -0,4 %). Les mesures de confinement prises récemment en France ont accentué la baisse du trafic.

Celle-ci reste toutefois moins prononcée pour les poids lourds, conséquence du maintien d’un niveau d’activité économique minimum dans le pays. Le trafic passagers des plateformes gérées par Vinci Airports était stable par rapport à 2019 jusqu’au 20 février 2020, malgré la forte baisse du trafic aérien en Asie. Affichant une contraction encore limitée à fin février (-1,4 %), il s’est fortement dégradé en mars avec une baisse estimée de l’ordre de 40 % sur les trois premières semaines du mois. Celle-ci s’est accentuée dans les derniers jours à la suite des mesures de confinement et de fermeture des frontières décidées par certains pays. Un plan de réduction des dépenses opérationnelles et de décalage des investissements est actuellement mis en œuvre sur l’ensemble des plateformes dans le respect des obligations contractuelles et aéronautiques et des décisions gouvernementales.

Perspectives

Par ailleurs, de nombreuses entreprises du Groupe ont entamé des démarches auprès des autorités compétentes afin de mettre en place des mesures d’activité partielle.
Au global, Vinci s’attend à devoir faire face à une baisse prononcée mais limitée dans le temps de son chiffre d’affaires. Il met en œuvre dans ses différents pôles de métiers les mesures permettant d’ajuster les dépenses et de revoir le phasage des investissements. Pour autant, il entend être en position de rebondir rapidement, tant dans les métiers du Contracting que dans les concessions, dès que la crise sanitaire aura été maîtrisée. A cet égard, il convient de souligner que le carnet de commandes du Groupe s’établissait fin février à son plus haut niveau historique soit 37,9 milliards d’euros (+8 % sur 12 mois).
Le Groupe dispose d’une liquidité très importante : la trésorerie nette disponible à fin février ressortait à 6,5 milliards d’euros (dont 4,2 milliards d’euros en gestion centralisée). De son côté, Vinci SA, dispose d’ une ligne de crédit confirmée de 8 milliards d’euros à échéance novembre 2024, actuellement non utilisée et conditionnée à aucun covenant financier.
A ce stade, l’incertitude sur la durée et l’ampleur de la crise sanitaire ne permet pas d’en quantifier les impacts financiers sur les comptes du Groupe. Pour autant, il apparait que l’objectif, annoncé en février dernier, d’une progression du chiffre d’affaires et du résultat pour 2020 ne pourra pas être tenu. Rendez-vous le 9 avril prochain pour un nouveau point de la situation sera fait à l’occasion de l’Assemblée générale des actionnaires.

J-N.O
Photo : Dans le contexte évolutif de cette crise sanitaire majeure, la sécurité des équipes, partenaires, sous-traitants, clients et parties prenantes de Vinci, ainsi que la continuité des services publics dont le Groupe est délégataire, restent des priorités absolues (tous crédits : Vinci).