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Macron 2 et ses conséquences

18 janvier 2017
Macron 2 et ses conséquences

Après plusieurs rebondissements, les modalités de reconduction de l’avantage fiscal lié au sur-amortissement contenu dans la loi Macron ont été précisées par Christian Eckert et Christophe Sirugues, secrétaires d’Etat en charge, respectivement du Budget et de l’Economie. Deux changements principaux sont à noter dans Macron 2 : premièrement, la fin de la mesure incitative interviendra le 14 avril prochain, et non au 31 décembre 2017 comme le préconisait les sénateurs. Deuxième changement majeur apportée par l’Assemblée Nationale, une disposition particulière inscrite dans la loi de finances rectificative pour 2016 présentée le 10 janvier dernier. Son contenu ? Redéfinir l’appréciation de la date d’éligibilité au sur-amortissement. Concrètement, pour une commande passée avant la date butoir du 14 avril 2017, la date de livraison ou de mise en service du bien d’équipement peut advenir dans un délai de 2 ans, à compter de prise de commande.

Ces deux modifications ne sont pas sans conséquence pour les fabricants comme pour les entreprises utilisatrices et les loueurs qui ont profité de l’aubaine fiscale pour rajeunir leur parc de matériels. En témoignent les chiffres de ventes pour l’année 2016, qui traduisent une forte progression d’ensemble, avec un effet encore plus marqué sur les matériels compacts.

A l’approche de la date butoir, les prises de commandes se sont accélérées et la charge des usines est montée en puissance. La possibilité d’étaler la livraison ou la mise en service sur les deux  prochaines années doit contribuer à faire redescendre la pression et permettre aux industriels de mieux organiser leur plan de production à court terme. Résultat ? En 2017, l’activité des fabricants devrait être, sur la dynamique de 2016, soutenue sur le premier trimestre, avant un ralentissement à partir d’avril. Une fois connue les orientations prises à l’issue de l’élection présidentielle, et sous réserve d’orientations favorables à la profession des TP, la seconde moitié de l’année pourrait réamorcer avec un cycle de croissance modérée.

Jean-Noël Onfield