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Constructeurs – Des perspectives favorables

8 avril 2016
<span>Constructeurs</span> – Des perspectives favorables

L’avenir s’annonce favorable pour les industriels européens de matériels. C’est le constat qui s’impose à la lecture de l’étude réalisée, à la demande du CECE*, par McKinsey et qui sera présentée à Bauma 2016, lors d’une table ronde à laquelle Chantiers de France participe.

+5% à +6% de croissance annuelle à l’horizon 2020 escomptée pour une majorité de constructeurs présent en Europe, allant de pair avec une amélioration de la rentabilité de 2 points sur la même période. C’est ce qui attend 69% des industriels, seulement 10% tablant sur une dégradation de leur environnement économique. Pour Detlev Mohr (McKinsey), deux raisons principales expliquent ces prévisions favorables : la croissance des marchés extra-européens et l’importance croissante des activités liées à l’après-vente (pièces de rechanges, services, prestations diverses). Ces deux tendances allant en s’amplifiant, le secteur va connaître une profonde transformation. « Tous les aspects de leur métiers évoluent », souligne Detlev Mohr, « avec la concurrence accrue des économies émergées, les exigences croissantes des clients et l’accroissement des réglementations et normes ».

Nouveau paradigme

A ces bouleversements s’ajoutent les effets induits par l’essor des nouvelles technologies, aujourd’hui la télématique et la question du traitement et de l’exploitation de la donnée, et, à plus long terme, l’avènement des machines autonomes et la généralisation de la maquette numérique au chantier. Les conséquences sont d’autant plus importantes que le secteur reste atomisé (l’essentiel des constructeurs étant des PME : les deux tiers des industriels affichent un chiffre d’affaires compris entre 10 et 50 millions d’euros, seulement 1 sur 10 dépassant le milliard d’euros), que leur production est variée (une centaine de catégorie de matériels étant identifiée), et que les volumes associés varient de la dizaine d’unité à plusieurs centaine de milliers.

Pour tous, le défi qui se profile commande de s’adapter à ces nouvelles orientations. Déjà, les enjeux se concentrent sur les nouvelles compétences en termes de financement, de location, plus que sur des questions de recrutement de main d’œuvre qualifiée. « Les facteurs clés qui détermineront le succès de l’industriel résident dans sa capacité à passer d’une logique de production industrielle à  une politique orientée client », indique Erik Sjödin (McKinsey), co-auteur du rapport. Il en résulte un nouveau paradigme dans lequel, plus que la taille et les coûts de production, c’est la capacité de l’entreprise à comprendre à et répondre aux besoins du client, moyennant une avance technologique gage d’efficacité, de productivité et de  », qui seront déterminants. En filigrane se dessine une montée en puissance d’une demande de machine de chantier « sur mesure »,  auprès de spécialistes. Un enjeu essentiel pour les 450 industriels du secteur qui génère 40 milliards d’euros par an et représente 150 000 emplois directs. Une vraie opportunité pour les constructeurs européens qui devront également veiller à se positionner en qualité de partenaires, condition indispensable pour être en mesure de contribuer la création de valeur de leurs clients.

*Comité européen des constructeurs d’équipements de chantier.

J-N.O